Le Sénégal qui perd… [Opinion du Contributeur]

Les manifestations prévues ce 29 juin sont donc toutes interdites. Comme pour le 17 juin dernier, les autorités administratives en se dressant contre les protestataires, mettent en place des dispositifs pour « casser de l'opposant ».

Senegal emeutes mars-2021 manifestations (3)

Les arrestations ciblées de leaders, la forte répression et les menaces sont autant d'actes posés pour faire échouer des initiatives tendant à peser sur la balance pour que la liste nationale de Yewwi Askan Wi soit validée. Le pouvoir qui ne veut pas perdre le rapport de forces, met les bouchées doubles. Il joue sur plusieurs tableaux. Au-delà de la « violence légitime » qu’il brandit et utilise non sans excès, il occupe l’espace public avec des moyens médiatiques, à l’image de cette lettre de membres de la mouvance qui prétendent vouloir sauver la République.

Même le timing du procès des opposants arrêtés entre dans le cadre de cette stratégie de tuer dans l’œuf les velléités. Macky Sall qui n’est pas étranger à tout cela, veut rester maître du jeu, avec une maîtrise parfaite des horloges. Mais il y a des incertitudes. Le contexte marqué par une crise ambiante, des manques de toutes sortes, des frustrations difficilement tues, plaident en défaveur du camp du pouvoir.

Sans une victoire nette sur le Parti de la Demande Sociale (Pds), difficile d’avoir une victoire sans ambages sur des opposants qui exploitent à fond les difficultés socio-économiques et des nuages qui pèsent sur une très probable troisième candidature. Le feu va continuer de couver jusqu’au 31 juillet 2022 date prévue pour les élections législatives. Ce sera ainsi Jusqu’à 2024. Ce désordre ne profite pas au peuple. C’est une certitude. Il sera encore le plus grand perdant.

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