Sénégal : La classe politique outrée par les décisions de la Cedeao

Les sanctions ciblées contre les autorités de la transition malienne ont soulevé une vague d’indignations au sein de la société civile et de la classe politique sénégalaise.

La CEDEAO brandit de sévères sanctions contre le Mali

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"De quoi cette CEDEAO est-elle est le nom ?" C’est la question que s’est posée le leader de Pastef. Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, Ousmane Sonko dénonce des sanctions extrêmement sévères contre un des leurs, sous prétexte que le chronogramme de transition prévu ne les satisfait pas.

« Que la CEDEAO nous édifie sur ce qu’elle considère comme un gouvernement légitime. L’avons-nous déjà vue sanctionner un régime lorsque des présidents violent leur constitution et s’engagent dans un 3e mandat anticonstitutionnel, souvent sur le corps de pauvres citoyens ? Aujourd’hui, pour préserver des intérêts étrangers, elle piétine avec allégresse tous ses principes fondateurs, surtout celui du respect et de la protection des droits des peuples, en imposant un embargo économique, commercial et financier à l’égard de nos frères maliens. La CEDEAO veut substituer une souveraineté communautaire factice à une souveraineté légitime du peuple malien qu’elle n’a jamais pu aider ni dans sa lutte contre le terrorisme djihadiste, ni contre les dérives politiques du président déchu, membre de leur syndicat d’affairismes. Que vaut pour la CEDEAO la souveraineté de ce peuple malien si, dans son écrasante majorité, il approuve le plan de transition soumis ? », s’interroge Ousmane Sonko.

Il clashe Macky Sall et Cie: « Mais nous savons tous que le patriotisme économique n’a jamais été le souci de Macky Sall et de ses amis, à la solde de la France. Cette Cedeao là il faudra tôt ou tard la remettre à plat ou la dissoudre simplement »

Bamba Dièye enfonce le clou

Le député Cheikh Bamba Dièye s’offusque aussi des sanctions de l'Uemoa et de la Cedeao. « L'Uemoa et la Cedeao ont perdu la tête. C'est grotesque ces mesures. La priorité en Afrique doit être la sauvegarde de nos intérêts stratégiques et construire de manière durable la sécurité et la paix sur le continent », a martelé l’ex maire de Saint-Louis. Il rembobine: « Chercher à priver un Etat souverain de sa liberté et des leviers qui lui permettent de développer et de protéger son pays est un dangereux précèdent. »

Même son de cloche chez Thierno Bocoum, qui estime que le Mali avait plus besoin de "soutien" que de "sanctions". Bien qu'il marque une farouche opposition à toute "prise antidémocratique du pouvoir", le président d’Agir espère que "la réaction musclée de la Cedeao n'est pas le fait de pressions extra-régionales". Selon Thierno Bocoum, "on pourrait croire que la France, qui est opposée à la venue au Mali du groupe Wagner, veut mettre la pression sur les autorités maliennes, à travers la Cedeao.

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