24 morts dans un accident à Louga : l'enquête révèle 3 infractions

L'enquête sur l'accident de Louga qui a causé la mort de vingt-quatre personnes dont quatre enfants fait état de trois graves infractions qui ont conduit à l’arrestation du propriétaire du bus et du vendeur de tickets.

Accident à Louga

L’accident tragique survenu mercredi 28 juillet dernier, à l’entrée de la ville de Louga et ayant causé la mort 24 personnes et une quarantaine de blessés, livre ses premiers secrets.

  • Excès de vitesse et surcharge

Les rescapés de l'accident, interrogés par les enquêteurs, ont lourdement chargé le défunt chauffeur. Ils ont surtout signalé qu’il a perdu le contrôle de son volant pendant qu’il cherchait à manœuvrer pour se rabattre carrément sur sa droite. Il est établi que le chauffeur Mamadou Sall n’avait pas observé les règles de conduite.

  • Défaut de licence

L’enquête a révélé également que le véhicule de transport en commun était exploité sans la licence requise. Entendu sur les faits, le nommé S.M. Gaye, l’un des exploitants du bus qui vendait les tickets, a été arrêté par les gendarmes enquêteurs. Le propriétaire du bus est également inculpé pour «exploitation d’un véhicule de transport sans licence». Ce dernier, actuellement en détention à la prison de Sébikotane pour une autre raison, a été extrait de sa cellule pour être entendu. Tous les deux sont accusés d’avoir mis en circulation un véhicule en violant délibérément l’une des règles essentielles garantissant la sécurité sur les routes, notamment l’obtention d’une licence, sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide et blessures involontaires.

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  • Fausse carte grise

L’enquête a également révélé que la carte grise du véhicule a été obtenue de manière frauduleuse et c’est grâce à ce faux document que le véhicule a été revendu. D’ailleurs, le délit de Faux et usage de faux dans un document administratif et escroquerie est visé contre X. Après bouclage de l’enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte contre les deux personnes déjà arrêtées. Le dossier est désormais entre les mains du juge d’instruction.

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