Expresso ne respecte pas les accords signés avec l’État selon des syndicalistes

La crise qui couve à Expresso, filiale de Sudatel, est loin de connaitre son épilogue. Le 3e opérateur de téléphonie au Sénégal derrière Orange et Free, avait lancé une nouvelle vague de licenciements. Une cinquantaine d’agents devraient perdre leur emploi pour motif économique.

Le siège de Expresso Sénégal à Dakar

Mais après médiation suite à une rencontre avec le ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique, la Direction générale du 3e opérateur avait décidé de suspendre toutes les procédures de licenciement enclenchées.

En effet, la société Expresso a entamé depuis le 25 juillet dernier, une procédure de licenciement collectif du personnel, pour motif économique arguant, d'après les syndicalistes, « le prétexte d’avoir cumulé des pertes avoisinant 14 milliards FCFA sur les revenus et 5,9 milliards FCFA sur capitaux propres durant les trois exercices de 2019 à 2021, période qui a coïncidé avec la crise sanitaire du Covid-19. »

Dans une note rendue publique, les travailleurs de la boite dénoncent le non-respect des accords signés. Ils accusent la direction générale de fouler au pied les accords signés allant même jusqu’à défier l’État du Sénégal.

« Les travailleurs ont honoré leur engagement en décidant d’arrêter le déroulement de leur plan d’action et de suivre les instructions des autorités, ce qui n’est pas le cas de la direction générale d’Expresso. Qui jusque-là n’a respecté aucun terme de l’accord », pestent les syndicalistes.

« Malgré les instructions de l’État allant dans le sens d’une annulation pure et simple des licenciements, Expresso oppose un refus catégorique à travers le blocage des comptes des employés concernés », informent les travailleurs.

Ces derniers comptent se faire entendre à travers une conférence de presse prévue aujourd’hui lundi 29 août 2022.

À rappeler qu’ Expresso Sénégal a démenti les accusations de licenciement abusif portées contre elle et dénonce les propos « calomnieux et malveillants » des représentants syndicaux.

La Direction générale a menacé d’engager les actions judiciaires appropriées contre toute personne ou organisme qui tenterait de diffamer ou porter atteinte à son intégrité.

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