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Kaolack : Un père retrouve son bébé vivant après qu'il a été déclaré mort !

C'est la confusion à la pédiatrie de l'hôpital régional ElHadj Ibrahima Niass de Kaolack.

Hôpital El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack

Quelle n'a pas été la surprise d'Alassane Diallo qui a retrouvé son fils vivant à la morgue de l’hôpital après qu'il a été déclaré mort ! Interné depuis le 1er mai à la pédiatrie, le bébé est finalement décédé hier vendredi 06 mai. Le père désarçonné par autant de négligences, déplore cette situation et invite les personnels de santé à plus de responsabilité et de considération vis-à-vis des patients.

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Alassane Diallo, père du bébé Souleymane Diallo, a vécu une histoire rocambolesque à l’hôpital Ibrahima Niasse de Kaolack. Il a retrouvé son fils, vivant, dans un carton déposé à la morgue, alors que l'enfant avait été déclaré mort plus tôt. Pis, l'enfant finira par rendre l'âme malgré un second internement.

« J’avais amené mon fils malade à l’hôpital. Et ce matin, je suis venu pour m’enquérir de son état de santé. Mais le médecin m'a dit qu’il était fatigué, et avait des douleurs à la tête. Après un moment, je suis revenu, l’infirmière m’a demandé et je lui ai expliqué ce que m’avait dit le médecin. Mais à ma grande surprise, elle m’annonça la mort de l’enfant avant de me remettre un certificat de décès. Une fois à la morgue, le corps qui n'y était plus est ramené par un autre dans un carton. Il a suffi que mon ami touche le cou du bébé et il se mit à crier. C’est grave. On allait enterrer mon fils vivant. C’est déplorable », a révélé Alassane Diallo.

Ecœuré par cette situation, il déclare que ce n'est pas nouveau dans les hôpitaux et que les autorités compétentes et les médecins doivent faire preuve de beaucoup de respect à l’endroit des patients. « Ce n’est pas la première fois. Et ça ce passe partout au Sénégal. Les patients ne sont pas traités comme il le faut. Alors au ministre de réagir avant qu’il ne soit trop tard », dit-il.

Pour rappel, l’enfant Souleymane Diallo, qui a été ensuite interné à la pédiatrie de l’hôpital régional de Kaolack, a fini par rendre l'âme.

La famille Diallo a déjà porté l’affaire devant la justice pour qu’elle soit tirée au clair. « J’ai porté plainte au niveau de la police avant de saisir les journalistes pour en informer l’opinion nationale, parce que je n’y comprends rien », a déclaré le père à Seneweb.

LA VERSION DE L'HÔPITAL

l’hôpital El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack a réagi suite au scandale relatif à un bébé déclaré mort, ce vendredi, avant d’être retrouvé vivant dans un carton devant la morgue. Dans une déclaration de presse faite, ce samedi, le président de la Commission médicale d’établissement (CME) de ladite structure a regretté ce qu’il a qualifié d’«incident».

« Il y a eu un incident dans cet hôpital particulièrement dans un service qui est la pédiatrie, qui est le plus grand service de cet hôpital », a d’emblée admis le Dr. Kalidou Ly.

Revenant sur les faits, il souligne que « le 1er mai, (l'hôpital) a reçu une référence venant de Guinguinéo. Il s’agit d’un nouveau-né, présentant un ictère néonatal avec des signes de gravité, des troubles neurologiques et respiratoires, qui a été naturellement admis sans aucun problème». Selon le spécialiste, le patient a été vu et bien traité par les pédiatres. Malheureusement, deux jours après, il a commencé à présenter des complications à titre neurologique. « Il a été mis sur table de réanimation. Au 5e jour, il commençait à présenter des arrêts cardiorespiratoires et a bénéficié de deux réanimations suite à ces faits. Malheureusement, entre la dernière réanimation et l’évènement qui s’est produit, parce que le pédiatre était appelé pour une autre urgence, le bébé a présenté un troisième arrêt respiratoire », a raconté le porte-parole de la communauté médicale de Kaolack.

« L’aide infirmière, qui était la seconde du chef de garde, a pensé qu’il était décédé. Elle n’a pas demandé l’avis ni de la sage-femme, qui était chef de garde, ni du médecin, qui était occupé chez un autre patient. Elle a tout simplement rédigé l’attestation de décès et a envoyé le bébé à la morgue », dit le président de la CME, qui indique, qu’avec leur vigilance, « les agents de la morgue ont constaté qu’il n’était pas encore décédé, parce qu'entre-temps, l’activité cardiorespiratoire avait repris ».

Une demande d’explication servie à l’aide-infirmière !

Le médecin a, tout de même, tenu à préciser que le bébé n’a jamais été mis dans les tiroirs, il a été renvoyé au niveau de la pédiatrie. « Malheureusement, le soir même, le bébé est décédé », regrette-t-il, dans sa déclaration.

Sur la suite à donner à cette affaire, le président de la commission médicale d’établissement de l’hôpital régional El Hadj Ibrahima Niass a confié que l’administration a demandé un rapport circonstancié des faits et une demande d’explication a d’ailleurs été servie à l’aide-infirmière.

« Les autorités, qui doivent être saisies l’ont été, chacun en ce qui le concerne, tirera les circonstances de ce qui s’est produit. Il ne s’agit nullement d’un manque de places, d’une impossibilité de prise en charge, encore moins d’une absence d’un personnel qualifié. Dans les conditions où nous sommes actuellement, cet hôpital est capable de prendre en charge ces genres de pathologies, ils l’ont pris en charge. Il y a eu un comportement isolé que nous déplorons nous-même parce que c’est regrettable, mais l’autorité prendra toutes les mesures qui sied en pareille circonstance », explique enfin le Dr. Kalidou Ly.

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