Mode crises… [Opinion du Contributeur]

Dans un pays en crise comme le Sénégal, les prix des denrées de première nécessité, connaissent une hausse exponentielle.

Flambée des prix des denrées de première nécessité

Le pouvoir qui a annoncé récemment une baisse, s’est sans doute rendu compte que cette volonté a été vaine. Certains produits ont même vu leurs coûts s'enflammer. C'est un signe d'une crise. Une absence d'autorité qui encourage les faussaires et fait l'affaire des commerçants véreux. Oui dans un pays en crise, les moins nantis sont des moins que rien. Ils sont écrasés par des puissants, des suceurs de sang.

Ceux qui arrosent leurs mets avec la sueur des citoyens besogneux. Ceux-ci triment au moment où leurs bourreaux trinquent, les ignorent ou les regardent de haut. Dans un pays en crise, les grèves se multiplient. La grève est une attitude normale en démocratie. Elle est consacrée par les chartes fondamentales. Mais quand elles perdurent et s’intensifient, il y a maldonne. Ici, on a assisté à presque toutes les grèves.

Les transporteurs ont récemment privé les populations de deux jours de déplacements et de voyages à l’intérieur du pays. Que de peines endurées sur des routes cahoteuses. Des moyens de locomotion de fortune ont assuré l’intérim des « cars rapides » peu rapides, bus « Ndiaga Ndiaye » et autres « clandos », des taxis clandestins paradoxalement légitimés chez nous « pays de lumières ».

La dernière grève en date est celle des Sages-femmes. Elles sont en furie après l’arrestation de plusieurs de leurs collègues accusées d’être à l’origine de la mort dans des conditions ahurissantes d’Astou Sokhna alors qu’elle attendait un enfant à Louga. Autre signe d’un pays en crise : le règne des excès, des extrémités. Ces femmes loin d’être sages, ont jugé bon de décréter une journée sans « sages », sans accouchement si l’on suit leur logique jusqu’au-boutiste.

En face d’eux, il y a un État pas aussi sage qui a été à l’origine de tous les maux de la santé et ailleurs dans d’autres secteurs. La maladie des hôpitaux, celle de la santé en général, risque de perdurer, de s’aggraver. Le diagnostic est là, la gravité constatée, les prescriptions ont été faites. Puis, plus rien. Le désordre règne en maître. Les victimes sont quotidiennes. La souffrance est le lot des habitants d’un pays en crise.

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