Pour récupérer les biens de son défunt mari, elle présente un faux certificat de mariage

N.Mb. a présenté un faux certificat de mariage pour s'accaparer des biens de son mari décédé.

Arrestation (Illustration)

Après le décès de son mari, la famille du défunt a saisi N. MB. pour qu’elle délivre son certificat de mariage afin de procéder à la succession. La veuve s’est rendue à la mairie de Grand Dakar où elle a récupéré le document en 2021. Deux ans après, elle reçoit un coup fil de la gendarmerie. En effet, la famille mortuaire accuse la veuve d’avoir usé d’un faux papier de mariage sous le régime de la monogamie pour s’accaparer des biens de son défunt mari.

Interrogée, la jeune dame dit ignorer la provenance dudit certificat. Avant son décès, son époux lui avait indiqué le classeur rouge qu’il garde discrètement tous ces papiers. Malgré ses niveaux d’études, elle dit n’avoir jamais songé à faire un papier d’état civil. C’est ainsi que Nd. Mb. S., employée à la mairie a été interpellée. Face à l’agent enquêteur, elle avoue que le certificat est un faux mais renseigne qu’elle n’avait pas remarqué que le papier a été collé dans le registre sans signature.

Nonobstant ses dénégations bien structurées, les dames ont comparu au tribunal d’instance de Dakar. Poursuivie pour faux et usage de faux, N. Mb. s’est défendu en première et maintient ses propos. Accusé d’avoir indûment délivré un certificat de mariage, Nd. Mb. S. pour sa part, indique que c’est un manque d’attention de sa part. «J’ai vérifié sur le registre avant de délivrer le certificat. J’ai pas prêté attention à l’absence de signature», explique-t-elle.

Cependant la partie civile dément toutes ses déclarations. Selon elle, N. Mb ne s’est pas gênée à s’emparer de tous les biens du défunt alors qu’il était le soutien de sa famille. Quand la famille a voulu la faire entendre raison, elle n’a point voulu coopérer. Elle leur a bien faire comprendre qu’elle est mariée sous le régime de la communauté de bien et que toute la richesse de son mari lui appartient. Elle a ainsi délivré un certificat fictif pour duper les parents de son époux. À cet effet, l’avocat de la partie civile clame une correction exemplaire. Quant à la parquetière, elle s’en rapporte à la décision du tribunal.

Toutefois l’avocat de la défense qui sollicite la relaxe des deux dames, indique que si les biens du défunt se sont dispersés, il faut viser les parents mais pas la veuve. Pour Me Barro, ce fait ne pourrait être imputé à N. Mb.

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L’affaire est mise en délibéré.

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