Trahi par sa petite amie, un dealer tombe avec 33 comprimés d’ecstasy

Âgés entre 23 et 28 ans, Ibrahima S., Saliou C., Pape Bacary T., Philippe Marion M., Moustapha M., Bruno Christopher G., Fatou D. et Dialy Sira K. ont connu la prison pour avoir fréquenté un endroit où de la drogue a été saisie. En détention depuis le 29 août dernier, les huit prévenus ont comparu hier, à l’audience des flagrants délits de Dakar.

Ecstasy

À leurs côtés, le commerçant Babou F., condamné à 14 jours de prison par le passé pour coups et blessures volontaires. En effet, les éléments du commissariat des Parcelles Assainies ont été informés d’un réseau de trafic de drogue dirigé par Babou F., lequel était également sous les coup d’une plainte de son amante, Maïmouna M. pour escroquerie.

Une descente a été ainsi menée au domicile du dealer présumé à 4h du matin. Au cours de la perquisition de sa chambre, les limiers ont saisi 21 comprimés d’ecstazy dans la salle de bain et 12 comprimés sous le tapis. Neuf appareils servant à la consommation de chicha et une machette ont été également retrouvés sur les lieux. Babou F. a été ainsi arrêté en même temps que ses co-prévenus.

Lors de leur interrogatoire, les mis en cause ont admis leur présence dans la chambre, mais ils ont, à l’unanimité, rejeté la paternité du stupéfiant. Mais, Babou F. a été accablé par la déposition de sa petite amie. Maïmouna Mbaye a confié aux enquêteurs qu’elle gère une tontine et Babou F. fait partie des participants.

Depuis que ce dernier a reçu sa quote-part, il refuse de s’acquitter de sa cotisation. Maïmouna Mbaye a ajouté que son amoureux lui a finalement proposé de participer à son commerce d’ecstazy. La plaignante a évalué son préjudice à 2,2 millions francs.

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La volte-face de la partie civile

Devant le prétoire, Babou F. a soutenu qu’il s’active dans la vente de chicha. Toutefois, il a avoué la saisie d’un comprimé d’ecstazy dans sa chambre qui, d’après lui, est destiné à sa consommation personnelle. Concernant la machette, Babou a allégué l’avoir achetée pour les besoins de la Tabaski. Ses co-prévenus, poursuivis pour offre ou cession de drogue, ont réitéré leurs dénégations. « Les flics nous ont trouvés dans la chambre en train de discuter. Après perquisition, ils nous ont montré un comprimé d’ecstazy », a déclaré Pape Bacary T., pointeur au port de Dakar.

La partie civile a tenté désespérément de faire sortir son petit ami de prison, précisant que celui-ci lui a proposé de participer à son commerce de chicha. Elle a réclamé 2,2 millions francs, à titre de réparation. Persuadé que Babou F. est vendeur de drogue, le maître des poursuites a requis deux ans ferme contre lui et la relaxe pour ses coaccusés.

Pour les cinq avocats qui se sont constitués pour ces derniers, il n’y a pas d’éléments qui permettent de retenir la culpabilité de leurs clients. Me Abdou Aziz Djigo, conseil de Babou F., a plaidé la disqualification de l’infraction d’offre ou cession de drogue en détention de drogue en vue de l’usage. Concernant la détention illégale d’arme et l’escroquerie, la robe noire a demandé la relaxe.

Dans son délibéré, la présidente de la séance a condamné Babou F. à un an d’emprisonnement ferme, après disqualification du chef d’offre ou cession de drogue en détention de drogue en vue de l’usage. S’il a bénéficié d’une relaxe pour l’escroquerie, Babou F. doit tout de même allouer 2,2 milllions francs à la partie civile. Quant à ses co-prévenus, ils ont été relaxés.

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