Contrairement à ce que les premiers échos avaient laissé croire, l’équipe d’Istanbul Basaksehir n’a pas bénéficié d’un soutien total de la part du PSG à l’occasion du match opposant les deux équipes en Ligue des Champions (8 décembre) et suite aux insultes racistes dont a été victime son entraineur adjoint. Thomas Tuchel, le coach des champions de France, était contre l’arrêt du match.

Le technicien allemand avait jugé que les Turques faisaient de l’excès de zèle et que ses protégés n’avaient pas à les suivre dans leur démarche. Sur le coup, et ignorant ce qui s’était réellement passé entre le quatrième arbitre et Achille Webo, il n’a pas mesuré le symbole que pouvait représenter l’interruption du match à cause d’un acte aussi condamnable. De fait, il n’a pas hésité à faire des reproches à certains joueurs adverses, comme l’a révélé Demba Ba dans un entretien à une TV turque, mais aussi à ses propres éléments.

Tuchel a grondé Gueye

Ainsi, et d’après ce que rapporte L’Equipe dans son édition du jour, le coach du PSG a admonesté Idrissa Gana Gueye. Ce dernier était parmi les joueurs parisiens les plus déterminés à ne pas reprendre à cause de ce qui s’est passé. Ne pensant qu’au match et à son caractère décisif, et probablement gagné par la nervosité, Tuchel n’a pas accepté cette décision radicale. Il a essayé de faire changer d’avis l’international sénégalais, mais il n’y est pas parvenu, surtout que Diallo, Kurzawa et Kimpembe ont aussi exclu l’idée de retourner sur le terrain.

Cette séquence, révélatrice de la tension qui régnait ce soir-là, n’avait pas été divulguée par les Parisiens. Et Tuchel a également fait comme si de rien n’était. Le lendemain, devant les journalistes, il a même salué la décision prise par ses joueurs…sans son consentement. « Ils ont montré leur solidarité avec l’adversaire. C’est une décision très courageuse. Dans le vestiaire, il était vraiment clair que les joueurs voulaient montrer cette réaction », avait-il confié.