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87 DG, PCA et PCS virés : la bombe des audits !

Siège - Inspection Générale d'Etat IGE
Siège - Inspection Générale d'Etat IGE
Le limogeage de 87 DG, PCA et PCS ouvre le chapitre des audits
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Après le limogeage de 87 DG, PCA et PCS, place à l'audit des directions générales sortantes. Ce vaste mouvement opéré à la tête de directions générales et conseils d’administration pourrait ne pas se limiter à un simple changement de responsables. Pendant deux ans, le nouveau pouvoir a posé ses marques, souvent sous l’œil impatient d’une population et d’organisations citoyennes qui exigeaient des actes concrets en matière de rupture et de transparence.

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Diomaye-reforme (2)

L'attente prolongée de la publication des rapports d’audits avait fini par installer un climat de scepticisme. Aujourd’hui, le ton change. La gouvernance de certains dirigeants sortants pourrait être scrutée à travers les audits et contrôles annoncés ou en cours. Gestion financière, marchés publics, ressources humaines, exécution des budgets, performance des structures ou encore état des projets hérités…autant de volets susceptibles d’être passés à la loupe. 

"Un étudiant, un ordinateur, Aser, Onas, fonds pour la paix en Casamance, Petrosen…

Dans la perspective d’une évaluation de la gestion des directeurs généraux sortants, des dossiers clés attirent déjà l’attention de ces acteurs de la société civile. Pour Moundiaye Cissé interrogé par L'OBS, il faut également faire toute la lumière sur les dossiers qui ont suscité de fortes interrogations dans l’opinion publique, notamment «Un étudiant, un ordinateur», l’Aser, l’Onas, mais également certaines opérations foncières et, plus largement, les marchés ou conventions dans lesquels des montants importants de deniers publics sont en jeu.

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«Certains secteurs et dossiers méritent une attention particulière : les grands marchés publics, les investissements et projets ayant mobilisé des ressources importantes, la gestion des entreprises, agences et établissements publics, les exonérations et avantages fiscaux, le foncier ainsi que tous les dossiers ayant déjà fait l’objet d’observations des corps de contrôle», liste-t-il. Le président du Forum du justiciable, aussi, tient sa liste des dossiers qui devraient faire l’objet d’un examen prioritaire et approfondi afin d’édifier les Sénégalais. Babacar Bâ cite, à cet effet, l’affaire Aser mais également le dossier relatif aux fonds destinés à la promotion de la paix en Casamance.

Il s’en explique : «L’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko a fait un détournement d’objectif parce qu’il a utilisé des fonds destinés à la promotion de la paix en Casamance à d’autres fins. Comme il y a eu des changements au niveau de la Primature, il faudrait qu’il y ait une reddition des comptes, mais également au niveau du ministère du Pétrole, notamment les dossiers Aser et autres, tout comme au niveau de Petrosen. Pour toutes ces structures qui font l’objet de dossiers qui sont sur la place publique, il faudrait le plus rapidement possible qu’on y dépêche les corps de contrôle».

Inspection générale (IGE)
Inspection générale (IGE)

Et, la reddition des comptes doit commencer, selon toujours Babacar Bâ, président du Forum du justiciable, par la déclaration de patrimoine de sortie des assujettis au niveau de l’Ofnac, conformément à la loi. Ces changements à la tête de l’administration pourraient marquer le début d’une nouvelle séquence. Car, s’il y a évaluation de la gestion de ces directeurs généraux sortants, cela pourrait, au-delà du bilan administratif, mettre au jour d’éventuelles irrégularités susceptibles d’entraîner des suites judiciaires. Mais, cette possibilité, qu’il ne faut pas écarter, doit se faire dans l’équité.

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Il ne doit pas y avoir de parti-pris. Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’Ong 3D, prévient : «Reddition des comptes ne signifie pas présomption de culpabilité. Nous ne demandons ni chasse aux sorcières ni justice sélective. Nous demandons simplement que les mêmes règles s’appliquent à tous. Il ne peut pas y avoir une reddition des comptes pour les uns et une indulgence pour les autres. La société civile doit rester vigilante et continuer à demander aux institutions de contrôle de faire leur travail en toute indépendance».

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