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Une nouvelle attaque d’envergure a visé l’aéroport de Niamey, faisant au moins treize morts.
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Le Niger a de nouveau été frappé en plein cœur de sa capitale. Jeudi, une attaque jihadiste a ciblé l’aéroport de Niamey, causant la mort d’au moins onze militaires et deux civils, selon un bilan officiel. L’assaut, d’une rare intensité, intervient moins de six mois après une première attaque contre cette même infrastructure stratégique. D’après les autorités nigériennes, les assaillants, arrivés à bord de taxis et équipés notamment de ceintures explosives, ont tenté de pénétrer dans l’aérogare. L’intervention des forces de défense a permis de repousser l’incursion après plusieurs heures d’affrontements.

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Les autorités affirment que 22 assaillants ont été neutralisés. L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda et très actif dans la région sahélienne. Sur les images diffusées par la télévision nationale, on aperçoit des impacts de balles sur les murs ainsi que des corps de présumés assaillants, témoignant de la violence des combats. Cet épisode relance le débat sur la capacité des régimes militaires à contenir la menace jihadiste dans la région. Malgré un renforcement des dispositifs sécuritaires après l’attaque de janvier, également menée contre l’aéroport et revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIS), la capitale nigérienne reste exposée.

Les spécialistes soulignent que le Niger est devenu un espace stratégique disputé entre groupes jihadistes rivaux. Le JNIM et l’EIS, actifs également au Mali et au Burkina Faso, multiplient les attaques contre des cibles militaires et civiles tout en s’affrontant pour étendre leur influence. Cette rivalité contribue à une intensification des violences, notamment contre des infrastructures symboliques comme les aéroports. Elle illustre aussi une extension progressive des attaques vers les centres urbains, longtemps épargnés. Au-delà du Niger, cette dynamique concerne l’ensemble du Sahel central, où les régimes militaires issus de coups d’État font face à une insécurité persistante.

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Le Mali, dirigé par le général Assimi Goïta, a lui aussi été récemment confronté à des attaques d’envergure à proximité de Bamako. Face à cette situation, plusieurs analystes estiment que la réponse strictement militaire montre ses limites. Ils plaident pour une approche plus globale, incluant le dialogue politique et une coopération régionale renforcée, afin de contenir durablement l’expansion des groupes jihadistes.

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