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Autoroute à péage : un receveur vide les caisses et emporte près de 10 millions de FCFA

Autoroute à péage Sénégal
Autoroute à péage Sénégal
Accusé d’avoir détourné plusieurs millions de francs CFA au poste de péage de Mbour, un receveur a été traduit devant la justice après des irrégularités relevées par le service de contrôle.
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Le tribunal correctionnel de Mbour s’est penché, lundi dernier, sur une affaire de détournement de fonds impliquant un agent de la Société d’exploitation et de gestion des autoroutes (SEGEA). Le prévenu, P. M. Diallo, est accusé d’avoir soustrait près de 10 millions de francs CFA des caisses du poste de péage de l’autoroute de Mbour, où il exerçait en qualité de receveur. Selon les éléments de l’enquête rapportés à l’audience, les faits ont été révélés le 26 avril 2024 par une contrôleuse en poste à la gare de péage de Kirène.

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En consultant les images de vidéosurveillance, cette dernière aurait constaté des irrégularités dans les opérations du receveur, notamment des encaissements non enregistrés. Alertée, la hiérarchie met rapidement en place un dispositif de surveillance. Le 2 mai, une opération discrète est menée par le service de contrôle qui observe, à distance, les activités du suspect durant plusieurs heures. Les images recueillies montrent des pratiques contraires aux procédures, notamment l’ouverture de la barrière sans enregistrement de passage ou encore la perception de paiements non tracés. À l’issue de cette surveillance, une vérification de caisse est effectuée, révélant un excédent d’argent ainsi que des cartes non valides.

tribunal de Mbour
tribunal de Mbour
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Le receveur est alors interpellé puis remis à la brigade de recherches de Saly Portudal. Une enquête interne permettra par la suite d’estimer le montant total du préjudice à 9 933 000 francs CFA. Déféré au parquet, puis placé sous mandat de dépôt depuis le 6 mai 2024, le prévenu a comparu devant la juridiction correctionnelle où il a partiellement reconnu les faits. Le ministère public a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende d’un million de francs CFA. De son côté, la SEGEA, constituée partie civile, réclame la somme de 15 millions de francs CFA en réparation du préjudice subi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 20 juillet prochain.

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