L’affaire que beaucoup croyaient définitivement close connaît un nouvel épisode. Ce jeudi 8 janvier, la Chambre administrative de la Cour suprême doit examiner un recours introduit par Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar, contre la procédure ayant conduit à sa révocation et à l’installation d’Abass Fall, membre du parti Pastef, à la tête de la capitale.
Selon les informations rapportées par Les Échos, ce recours ne vise plus la condamnation pénale qui avait fragilisé la position de l’ex-édile, mais s’attaque désormais au volet administratif du dossier. En ligne de mire , l’arrêté pris par le préfet de Dakar, qui avait déclaré Barthélémy Dias démissionnaire d’office de son mandat de conseiller municipal, ouvrant ainsi la voie à sa destitution. La défense de Barthélémy Dias soutient que cette décision administrative serait entachée d’irrégularités.
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Les avocats de l’ancien maire invoquent un excès de pouvoir, estimant que l’autorité préfectorale a outrepassé ses compétences en prononçant une mesure aux conséquences politiques majeures, sans base juridique suffisante. Certes, la Cour suprême avait déjà rejeté un premier pourvoi en septembre dernier. Mais cette nouvelle saisine, distincte dans son objet, pourrait rebattre les cartes. Un éventuel arrêt favorable à Barthélémy Dias serait susceptible de provoquer un bouleversement institutionnel à l’Hôtel de Ville de Dakar, en remettant en cause le processus ayant conduit à l’actuelle gouvernance municipale.