Le contentieux né de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de susciter de nombreuses analyses dans les milieux juridiques sportifs. Au cœur de cette affaire, la question de la validité du résultat final pourrait être tranchée par le Tribunal arbitral du sport, instance de référence en matière de litiges sportifs internationaux. La jurisprudence constitue un levier déterminant dans ce type de dossier. En effet, le TAS s’appuie régulièrement sur des décisions antérieures pour apprécier des situations similaires et garantir une certaine cohérence dans ses verdicts.
Dans le cas présent, plusieurs précédents tendent à conforter une lecture favorable au Sénégal. Lorsque des incidents surviennent en cours de match notamment un retrait temporaire d’une équipe du terrain mais que la rencontre reprend et se poursuit jusqu’à son terme avec l’accord de l’arbitre, les faits sont généralement qualifiés de manquements disciplinaires. Ces derniers peuvent donner lieu à des sanctions ciblées, comme des suspensions ou des amendes, sans nécessairement remettre en cause le résultat final. Toujours dans cette logique, une annulation du score reste exceptionnelle. Elle n’intervient, en principe, que dans des cas graves portant atteinte à l’intégrité même de la compétition, tels que des actes de corruption avérés ou des erreurs d’arbitrage manifestes ayant influencé directement l’issue de la rencontre.
Un autre principe fondamental souvent invoqué par le Tribunal arbitral du sport est celui de la « finalité du match sur le terrain ». Celui-ci repose sur l’idée que lorsqu’un match est allé à son terme, sans contestation officielle immédiate de l’adversaire et avec validation par les officiels, le résultat doit être maintenu. Dans cette affaire, les rapports des arbitres et des commissaires de match font état d’une victoire du Sénégal (1-0) après prolongation, grâce à un but inscrit par Pape Gueye. Ces éléments constituent des arguments solides susceptibles d’orienter la décision du TAS en faveur de la confirmation du score acquis sur le terrain. Ainsi, sauf élément nouveau majeur, la position du Sénégal apparaît juridiquement défendable, laissant entrevoir une issue favorable dans ce bras de fer sportif à dimension internationale.