Éliminé en quarts de finale de la Coupe de France par Toulouse ce mercredi soir au Vélodrome (2-2, 3-4 t.a.b.), le club phocéen a une nouvelle fois échoué lors d’une séance de pénaltys, abandonnant son rêve de remporter un premier titre depuis la saison 2011-2012. Face au TFC, les Marseillais ont perdu leur quatrième séance de tirs au but de rang en Coupe de France. Avant Toulouse 2026, il y avait eu Annecy en 2023, déjà au Vélodrome (2-2, 6-7 t.a.b.), puis Rennes en 2024 (1-1, 9-8 t.a.b.) et enfin Lille en 2025 (1-1, 3-4 t.a.b.), encore une fois à domicile.
Des chiffres catastrophiques, démontrant la fébrilité marseillaise lorsque l’étau se resserre. D’autant que certains joueurs connaissent l’échec de façon répétée dans cet exercice, à l’image de Leonardo Balerdi. Le défenseur argentin n’a pas transformé son pénalty mercredi après l’avoir déjà raté contre Annecy il y a trois ans. Mais la malédiction olympienne ne se limite pas à la Coupe de France. Toutes compétitions confondues, l’OM n’a remporté qu’une seule de ses sept dernières séances de tirs au but en date. Pour trouver trace d’un succès, il faut remonter au quart de finale retour de Ligue Europa remporté au bout du suspense par les hommes de Jean-Louis Gasset contre Benfica, le 18 avril 2024 (1-0, 4-3 t.a.b.).
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Depuis ce dénouement heureux, Marseille s’est pris les pieds dans le tapis à trois reprises aux pénaltys, dont une fois déjà durant la saison actuelle, lors du Trophée des Champions perdu face au Paris Saint-Germain au Koweït le 8 janvier (2-2, 4-1 t.a.b.). Les supporters du club du sud-est de la France se souviendront également de l’échec cuisant connu face au Panathinaïkos. Lors d’un 3e tour préliminaire de Ligue des champions brûlant, Mattéo Guendouzi et les siens avaient dit adieu à leurs rêves de C1 après un échec aux tirs au but (2-1, 3-5 t.a.b.).
Autre statistique peu flatteuse pour le clan marseillais : Habib Beye, qui dirigeait son troisième match seulement sur le banc phocéen, est déjà entré d’une triste manière dans les livres de records du football français. Le technicien de 48 ans, nommé le 18 février dernier, est devenu le premier entraîneur à être éliminé de la Coupe de France avec deux équipes différentes lors de la même saison. Avant la désillusion toulousaine, Beye, alors à la tête du Stade Rennais, avait été bouté hors de la compétition par… l’Olympique de Marseille.
Le Parisien