Haute Cour de justice : les dossiers explosifs d’anciens ministres qui s’enlisent
La Haute Cour de justice, chargée de juger les anciens ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, semble marquer un temps d’arrêt dans le traitement de plusieurs dossiers en cours. Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, la dynamique d’inculpations annoncée ces derniers mois aurait considérablement ralenti. Parmi les dossiers concernés figure notamment celui de l’ancien ministre Mansour Faye, poursuivi dans une affaire présumée de surfacturation liée à des achats de riz, estimée à 2,7 milliards de francs CFA.
Les investigations, officiellement clôturées depuis novembre dernier, n’ont toujours pas abouti à une décision définitive de la commission d’instruction, qu’il s’agisse d’un renvoi devant la juridiction compétente ou d’un non-lieu. Cette situation intervient malgré le dépôt des observations de la défense dans les délais requis par la procédure. Le silence prolongé de la commission d’instruction, observé depuis plusieurs mois, suscite des interrogations sur l’évolution réelle du dossier et sur les raisons de ce ralentissement. Dans ce même dossier, des décisions antérieures avaient déjà nourri les débats.
La commission avait accordé une liberté provisoire sous contrôle judiciaire à Mansour Faye, en évoquant des « contestations sérieuses » soulevées par la défense. Par ailleurs, d’autres personnes poursuivies dans la même affaire avaient bénéficié d’un non-lieu, selon les informations judiciaires rapportées. Ce ralentissement global alimente désormais des interrogations sur la suite des procédures engagées devant la Haute Cour de justice, alors que plusieurs dossiers impliquant d’anciens responsables publics restent toujours en attente de décisions finales.