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Crise à l’UNCHK : le SAES alerte sur une paralysie du système universitaire

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK) dénonce une crise institutionnelle majeure. Dans un communiqué publié le 13 mai 2026, il pointe des dysfonctionnements dans la gouvernance et alerte sur les conséquences pour des dizaines de milliers d’étudiants.
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La section du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane tire la sonnette d’alarme face à la situation que traverse actuellement l’établissement sous la responsabilité du Recteur Samuel OUYA. Dans un communiqué daté du 13 mai 2026, le syndicat évoque une « crise grave de gouvernance » et interpelle les autorités ainsi que l’opinion publique. Selon le SAES, l’université, qui accueille plus de 60 000 étudiants à travers le pays, connaît depuis plusieurs mois des dysfonctionnements majeurs.

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Le syndicat met en cause la gestion du recteur, Samuel Ouya, qu’il accuse de privilégier une gouvernance jugée peu concertée. Il évoque notamment la rareté des réunions des instances comme le conseil académique et le conseil d’administration, ainsi que des décisions prises sans large concertation. Le communiqué fait également état de lenteurs administratives, de blocages dans certaines activités académiques et d’une interprétation restrictive des textes de gouvernance, contribuant, selon le syndicat, à une paralysie du fonctionnement institutionnel. Cette situation aurait entraîné une dégradation du climat social au sein de l’établissement. Sur le plan académique, le SAES dresse un constat préoccupant.

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À moins de deux mois de la fin de l’année 2026, aucune formation, de la licence au master, n’aurait effectivement démarré pour l’année académique 2025-2026. Le syndicat souligne également que des bacheliers orientés depuis 2025 n’ont toujours pas intégré l’université, se retrouvant dans une situation d’incertitude. Face à ces retards, le SAES évoque le risque d’une année blanche, qu’il considère désormais comme une éventualité réelle. Le syndicat appelle ainsi à une réaction urgente des autorités compétentes afin d’éviter une aggravation de la crise et ses répercussions sur le parcours de milliers d’étudiants. Dans son communiqué, le SAES insiste sur la nécessité de rétablir un fonctionnement normal de l’institution et de garantir une gouvernance plus inclusive, afin de préserver la crédibilité du service public universitaire.

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