Dette cachée : Diomaye et Sonko sur des lignes différente
Le débat autour de la dette publique refait surface au Sénégal, à la suite de propos attribués à Mamadou Faye, président sortant de la Cour des comptes. « Vous ne verrez dans aucune page du rapport qu’il est mentionné une dette cachée », a-t-il affirmé, suscitant de vives réactions dans l’espace public et politique. Dans ce contexte, Aldiouma Sow, ministre-conseiller du président de la République, est intervenu pour livrer sa lecture de la situation.
Selon lui, ces déclarations mettent en lumière « les profondes divergences d’intentions » ayant entouré la gestion du dossier de la dette héritée du précédent régime. Le conseiller présidentiel critique notamment une approche qu’il qualifie de « frontale, électoraliste et éminemment politicienne ». D’après lui, l’utilisation répétée de l’expression « dette cachée » dans le débat public s’inscrirait dans une stratégie visant à « fragiliser, voire disqualifier l’opposition républicaine », au détriment, dit-il, des intérêts supérieurs de la Nation. À l’opposé, Aldiouma Sow met en avant la posture du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qu’il décrit comme mesurée et responsable.
Il affirme que ce dernier a privilégié « un exercice de vérité technique et transparent », évitant toute formule jugée excessive ou polémique. Le ministre-conseiller insiste également sur la volonté du président de préserver la crédibilité des institutions sénégalaises ainsi que la signature du pays auprès de ses partenaires internationaux. Une démarche qui, selon lui, illustre les exigences de « retenue et de hauteur » propres à la haute fonction publique, par contraste avec des logiques de gains politiques immédiats.