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Un important dispositif sécuritaire a été déployé très tôt ce lundi autour de l’Assemblée nationale.
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Alors que l’Assemblée nationale du Sénégal examine aujourd’hui lundi, la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, déposée par le groupe parlementaire majoritaire Pastef Les Patriotes, l’Assemblée nationale est quadrillée par les forces de l’ordre face à l’appel à manifester de l’opposition qui dénonce un projet de loi liberticide. Ce texte majeur, qui réécrit le préambule et modifie une trentaine d'articles de la charte fondamentale, place le pouvoir législatif au centre d'un affrontement politique total.

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Face à ces appels, toutes tendances confondues, un important dispositif sécuritaire a été déployé très tôt ce lundi autour de l’Assemblée nationale. Toutes les voies d’accès menant au siège de l’institution ont été bouclées par les forces de défense et de sécurité, empêchant tout rassemblement à proximité.

Entre la volonté de rupture affichée par la majorité et les accusations de «forfaiture» portées par l’opposition, la séance plénière de ce lundi cristallise toutes les fractures de la Nation. Les députés de Pastef, menés par le président du groupe parlementaire, Mohamed Ayib Salim Daffé, abordent ce vote avec la ferme intention de faire adopter ce texte de refonte globale. La proposition de loi n°17/2026 introduit plusieurs transformations institutionnelles d'envergure. La naissance de la Cour constitutionnelle : elle prévoit de remplacer l'actuel Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle élargie à 9 membres (au lieu de 7), dotée de compétences élargies en matière électorale et référendaire.

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L’incompatibilité présidentielle : le texte interdit formellement au président de la République d'exercer des fonctions dirigeantes au sein d’un parti politique ou d’une coalition. L’encadrement des transitions : une clause limite drastiquement les prérogatives et les actes financiers de l'Exécutif (emprunts, concessions) entre la tenue du scrutin présidentiel et la proclamation finale des résultats.  L’examen du texte à l'Assemblée nationale se déroule sous la menace d’une fronde populaire et citoyenne. L'ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a lancé un appel solennel à ses militants du mouvement ‘’Sénégal Biñu Bokk (SBB)’’ et aux forces vives de la nation pour faire barrage à cette réforme.

Cette colère politique est partagée par de larges franges de la société civile et de l'échiquier politique. Le mouvement ‘’Y'en a marre’’ est sorti de sa réserve pour contester la méthode parlementaire et exiger le recours obligatoire à un référendum populaire, estimant que la Constitution ne peut être modifiée sans l'arbitrage direct du peuple. Le collectif ‘’Aar Suñu République’’ pointe du doigt des dérives constitutionnelles», l'organisation a déjà annoncé qu'elle organiserait des marches de contestation dès le mois de juillet.

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