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Le mystère de la mort de l’étudiante de l'UCAD enfin levé

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Ndèye Mamou Camara, 22 ans, étudiante en première année de Droit à l’Ucad, a été retrouvée sans vie sur la terrasse d’une résidence estudiantine sise derrière la station Star Énergie de Fass. Elle a été victime d'une défaillance cardiaque associée à une anémie, sans aucun signe de violence.
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Ndèye Mamou Camara partageait son quotidien entre les amphithéâtres bondés de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) et une chambre de colocation à Fass. Mais derrière son sourire de jeune fille de 22 ans, Ndèye Mamou menait un combat bien plus rude : celui contre la drépanocytose et l’asthme. Le samedi, jour de repos pour certains, est souvent celui des tâches ménagères pour les étudiants logés hors campus.

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UCAD
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Elle est morte alors qu'elle faisait la lessive sur la terrasse

Vers 13 heures, relate L'OBS, Ndèye Mamou s’isole sur la terrasse de l’immeuble pour étendre sa lessive. Ce sera son dernier geste. Ne la voyant pas redescendre, ses camarades de chambre commencent à s’inquiéter. C’est A. Barro, un proche, qui donnera l’alerte. Lorsqu’ils atteignent le sommet de l’immeuble, l’horreur les frappe de plein fouet. La jeune étudiante est étendue à même le sol, inerte. À quelques centimètres d’elle, la bassine de linge encore humide témoigne de la soudaineté de l’attaque. Sur son visage, des traces de bave racontent la violence de l’ultime crise. À 14 h 15, le Samu national ne peut que constater le décès. Le rêve de la Licence vient de s’éteindre entre deux fils à linge.

Ce que révèle l'autopsie

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Autopsie
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Le commissariat de police de la Médina, alerté du drame, a immédiatement dépêché des éléments sur les lieux pour les constatations d’usage, avant d'ouvrir immédiatement une enquête. Si la thèse d’une crise cardiaque a été évoquée d’emblée par ses camarades, conscients de sa santé fragile, il fallait une confirmation scientifique. Le corps a été acheminé par les sapeurs-pompiers vers l’Hôpital Général Idrissa Pouye (ex-Grand Yoff). Le verdict du professeur Gaye est tombé, implacable : une «cardiomyopathie hypertrophique modérée et ischémique décompensée, associée à une anémie». Aucune trace de violence, aucun traumatisme. La mort est naturelle.

sapeur
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La dépouille de l’étudiante devrait être remise à sa famille pour rejoindre sa terre natale de Koumbida Socé (Koungheul), là où tout a commencé, loin du tumulte dakarois qui lui a été fatal.

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