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Les étudiants annoncent (aussi) une plainte contre Me Bamba Cissé....

Il n'y pas que Ousmane Sonko. Le Collectif des Amicales de l’Ucad annonce des poursuites judiciaires contre les ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Intérieur, Daouda Ngom et Me Bamba Cissé.
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Les étudiants ont réagi aux déclarations de leur ministre de tutelle, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri) Daouda Ngom, et du ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé, lors de leur conférence de presse. Le Collectif des Amicales de l’Ucad, structure suprême pour la défense des intérêts de la communauté estudiantine, a tenu à apporter une mise au point ferme, responsable et documentée face aux déclarations publiques récentes relatives à la crise universitaire.

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«Il est pour le moins paradoxal que l'État, par la voix du Mesri, reconnaisse officiellement l'existence de dysfonctionnements structurels profonds du système universitaire national, tout en tentant d'en faire porter la responsabilité aux étudiants organisés. Une telle posture traduit un déficit manifeste de dialogue social, de gouvernance concertée et de respect des cadres institutionnels de concertation avec les représentants légitimes des étudiants.» Selon les étudiants repris par L'OBS, la crise actuelle trouve sa source principale dans une inadéquation structurelle ancienne et largement documentée entre le calendrier universitaire et celui du paiement des bourses, lesquels obéissent à des logiques administratives distinctes et non harmonisées.

À cela, s'ajoute la problématique non résolue des rappels de bourses, difficulté réelle, persistante et objectivement établie, régulièrement dénoncée par les organisations étudiantes sans qu'une solution durable et structurelle n'y soit apportée. Accusant le Pr Ngom de diffamation, à travers des déclarations gravement erronées et préjudiciables, le Collectif des Amicales des étudiants annonce des poursuites judiciaires.

«Contrairement aux allégations avancées, aucun délégué issu du Collectif ne provient de l'Université Cheikh Anta Diop depuis 2016. De même, prétendre que les délégués étudiants seraient sous influences extérieures constitue une accusation infondée, dangereuse et attentatoire à l'honneur, à la crédibilité et à l'intégrité morale des responsables syndicaux étudiants. À ce titre, le Collectif se réserve le droit d'engager toute action judiciaire appropriée, notamment pour diffamation, à l'encontre de M. Daouda Ngom.»

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Daouda-Ngom-ministre-environnement
Daouda-Ngom-ministre-environnement

Le Mesri est appelé à assumer pleinement ses responsabilités institutionnelles, en rapportant les faits avec objectivité, sincérité et rigueur, conformément aux obligations qui s'attachent à la fonction ministérielle et au devoir de vérité envers les citoyens. Outre Daouda Ngom, le Collectif entend également poursuivre le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé. Il les tient pour responsables de la mort de leur camarade Abdoulaye Bâ, qui aurait été brutalement torturé à mort par les policiers, suite à l'autorisation d'accès des forces de l'ordre au sein du Campus social.

Le Collectif entend poursuivre ces responsables devant les instances judiciaires nationales et internationales. Il compte également porter plainte contre le Premier ministre pour diffamation. Le Collectif est digne et ne peut en aucun cas être manipulé par des politiciens, peu importe leur obédience.» Les organisations pour la défense des droits de l'Homme sont invitées à faire le constat des actes de tortures et de barbaries perpétrés par des policiers, «sur ordre d'un gouvernement suffisant et autoritaire».

Evoquant les vidéos présentées par le ministre de l’Intérieur, le Collectif dénonce toute tentative de manipulation de l’opinion publique. «Les vidéos présentées pour justifier certaines interventions, ne correspondent pas aux événements récents et sont manifestement antérieures aux faits évoqués. En revanche, il est établi que des étudiants ont été blessés, interpellés de manière arbitraire et soumis à des traitements contraires aux principes fondamentaux de l'État de droit, aux libertés publiques et aux libertés académiques.»

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