Les infractions visées contre les supporters arrêtés
Le nouveau sacre des Lions du Sénégal a été marquée par une série d’incidents malheureux qui ont fait sortir de leurs gonds les supporters sénégalais présents dans les gradins du stade Moulay Abdellah de Rabat. Estimé à environ 3 000, le «12e Gaïndé» a voulu envahir le stade lorsque l’arbitre congolais du match a sifflé un pénalty contre le Sénégal, après lui avoir refusé un but «valable». Il s’en est suivi de violents affrontements entre les différentes organisations de supporters des Lions et les stadiers et autres préposés à la sécurité du stade.
Aucune information judiciaire ouverte
Dix-sept supporters sénégalais seront arrêtés par la police marocaine, avant d’être acheminés, révèlent des sources de L'OBS, au commissariat central de Rabat. A la faveur d’une enquête ouverte, la dizaine de supporters Sénégalais sera placée en garde à vue. Les sources du même journal relèvent que la police marocaine a retenu, entre autres infractions, celle de trouble à l’ordre public. La bonne nouvelle : les dossiers des supporters mis en cause n’ont pas fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire. Les 17 supporters incriminés seront jugés dès ce mardi (aujourd’hui), devant une juridiction de flagrants délits», révèlent nos interlocuteurs.
4 officiers de la police sénégalaise déployés au Maroc
Ces déboires judiciaires des supporters sénégallais sont suivis de près par une équipe d’officiers de la police sénégalaise qui a reçu mission de gérer tous les faits répréhensibles incriminant des compatriotes, durant toute la Can, renseigne L'OBS. Il s’agit de 4 officiers de police, déployés au Maroc sur invitation des autorités policières marocaines, dans le cadre des missions du centre de coopération policière. Selon des sources policières, une telle mission n’est pas nouvelle. A l’occasion des jeux olympiques de Paris, des policiers Sénégalais avaient été désignés pour intégrer la couverture sécuritaire. A ces occasions, ces officiers de police jouent un rôle de tampon entre les autorités policières locales et la communauté sénégalaise.