Medina : le corps sans vie d’un vigile découvert en état de décomposition
Le corps de Youssou Diouf, un agent de sécurité âgé de 61 ans, a été retrouvé sans vie dans sa chambre close. C’est l’odeur de la mort qui a finalement alerté le voisinage, mettant fin à deux jours d’un silence inquiétant. Daprès le récit de L'OBS, il est aux alentours de 12H30 quand l’alerte tombe au commissariat de l’arrondissement. Au bout du fil, une voix de femme, tremblante : Mme M.S. Ndoye, la propriétaire d’une concession située à la Rue 8 x 19, vient de faire la découverte macabre.
À l’arrivée des limiers, la scène est figée. La porte de la chambre est verrouillée de l’intérieur, mais l’atmosphère est déjà lourde. Une odeur nauséabonde, caractéristique des corps en putréfaction, s’échappe des interstices. Par l’entrebâillement d’une fenêtre, les policiers aperçoivent une silhouette inerte, allongée sur un lit. Face à l’urgence, la décision est prise : la porte est défoncée.
À l’intérieur, le spectacle est désolant. Youssou Diouf gît là, vêtu d’une veste et d’un pantalon jean. Selon les premières constatations, le décès remonterait à plusieurs jours, le corps présentant déjà les signes d’un début de décomposition. Dans les poches du défunt, les enquêteurs retrouvent son portefeuille contenant 4 000 FCfa, sa carte d’identité, ainsi que ses cartes bancaires et Wave. Aucun signe de lutte, aucune blessure apparente ne sont visibles à l’œil nu.
Le drame a commencé par un silence radio. Youssou Diouf, agent de sécurité en service dans une boutique d’alimentation à Dalifort, ne répondait plus aux appels téléphoniques. Inquiets de ne pas le voir à son poste depuis 48H, ses collègues avaient fini par joindre son fils, I. Diouf. Ce dernier, saisi d’un mauvais pressentiment, s’est précipité au domicile de son père. C’est avec l’autorisation de la bailleresse qu’il a jeté un regard par la fenêtre, découvrant l’horreur. Son père, né en 1965 à Reo Mao, n’était plus qu’un corps sans vie.
Le protocole sanitaire a été immédiatement enclenché. Le service d’hygiène a procédé à la désinfection des lieux avant que les sapeurs-pompiers, équipés de sacs mortuaires, ne procèdent à l’enlèvement du corps. La dépouille a été acheminée à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff suite à une réquisition. Le procureur de la République, informé de la situation, a ordonné l’ouverture d’une enquête.