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Situation confuse à Niamey où des tirs et explosions ont retenti toute la nuit, notamment près de l'aéroport. L'armée parle de mutins et dit reprendre le controle.
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Des tirs et des détonations ont été entendus dans la nuit de vendredi 28 à samedi 29 août dans plusieurs quartiers de la capitale Niamey. Pour la troisième fois cette année, la base militaire attenante à l'aéroport international a également été ciblée. "Il y a des tirs nourris et des détonations au niveau de la base 101 de Niamey" a indiqué un riverain à l'AFP, ce qu'ont confirmé plusieurs autres témoins.

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Des rafales de tirs ce samedi matin

Pour la troisième fois cette année, la base militaire attenante à l'aéroport international, point névralgique du régime au pouvoir, a été ciblée ainsi que la zone administrative qui abrite le palais présidentiel et la télévision nationale. Un habitant de la zone, joint au téléphone, a affirmé à l'AFP avoir été témoin de "rafales de tirs" samedi matin, après 07H00. "Je suis allé chercher du crédit pour mon téléphone. J'ai vu un véhicule militaire qui se dirigeait vers la base et qui a dû faire demi-tour. Les armes qu'on entend, ce ne sont pas des armes que des terroristes à moto peuvent transporter. Les combats continuent sans arrêt depuis la nuit", a-t-il ajouté.

Sur les réseaux sociaux plusieurs publications ont également évoqué des tirs et explosions en ville, notamment dans la zone administrative qui abrite le palais présidentiel et la télévision nationale. La télévision nationale n'émettait plus ce samedi matin au Niger. À 09H00 (08H00 GMT), un écran noir remplaçait les programmes de Télé Sahel, via le satellite comme en ligne. L'accès à la présidence et à la télévision nationale étaient bloqués par des militaires ont également précisé des résidents de la capitale. D'autres publications montraient des véhicules blindés déployés en renfort dans un quartier proche de l'aéroport.

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L'origine des tirs inconnue

L'origine des tirs reste inconnue ce samedi matin mais les incidents semblent d'une ampleur plus importante qu'en janvier et en juin. Les djihadistes avaient été repoussés en quelques heures par l'armée nigérienne et n'avaient pas ciblé d'autres quartiers que la zone de l'aéroport. "Face aux évènements en cours, gardons notre calme et évitons de relayer des informations non vérifiées. Nos forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour la défense de la patrie", a affirmé le régime militaire sur ses pages officielles sur les réseaux sociaux. L'armée parle de mutins et dit reprendre le controle.

Source : AFP

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