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L’agenda de Nabou Lèye passé au crible le soir du double meurtre de Aziz Dabal et Waly...

Auditionnée à nouveau ce jeudi par le juge d’instruction du premier cabinet , la danseuse est revenue sur son agenda le soir du double meurtre. Elle affirme n’avoir jamais quitté son domicile, s’appuyant sur la géolocalisation de son téléphone.
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Nabou Lèye n'a pas varié dans ses déclarations

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Rebondissement judiciaire dans le dossier du double meurtre d’Aziz Dabala et de Waly Gano Marième Lèye, dite Nabou Lèye, a été entendue ce jeudi par le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Il s’agit de son troisième interrogatoire de fond depuis l’ouverture de l’information judiciaire. Au cœur de l’audition: l’emploi du temps de la danseuse le soir du crime. Face aux questions du magistrat, Nabou Lèye, calme mais éprouvée par la détention, n’a pas varié dans ses déclarations, selon une source proche du dossier. Elle est restée constante en soutenant n’être jamais sortie de chez elle la nuit du double-meurtre. Une version qu’elle estime confortée par les données de géolocalisation de son téléphone portable.

Une nouvelle exploitation de son téléphone

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La mise en cause a, d’ailleurs, toujours d’après la source de l’Observateur, donné son accord pour une nouvelle exploitation de son appareil. Elle a même remis volontairement son code d’accès au juge. A rappeler que le téléphone avait déjà été exploité par la Division des investigations criminelles (Dic) durant l’enquête. Les vérifications avaient notamment révélé plusieurs heures de communication avec une amie. Nabou Lèye avait fourni aux enquêteurs l’identité et le numéro de cette dernière. Inculpée et placée sous mandat de dépôt en août 2024, Nabou Lèye avait toujours rejeté les accusations portées contre elle, contestant notamment l’interprétation du bornage de son téléphone.

Elle avait ensuite bénéficié d’une liberté sous contrôle judiciaire. Le dossier avait connu un spectaculaire rebondissement en décembre dernier. Mamadou Lamine Diao, présenté comme le principal suspect, était revenu sur ses premières déclarations pour désigner Nabou Lèye et le chanteur Tarba Mbaye comme commanditaires présumés. Il avait également accusé la danseuse d’avoir porté des coups mortels aux victimes. Nabou Lèye avait fermement démenti ces accusations lors d’une confrontation. Ce qui n’avait pas empêché le juge de révoquer son contrôle judiciaire et d’ordonner sa réincarcération. Depuis, des éléments techniques sont venus conforter la défense.

Ce que révèlent les analyses ADN

Des analyses ADN réalisées dans le cadre de l’instruction ont notamment écarté la présence de Nabou Lèye sur les lieux du crime. Des éléments issus d’une délégation judiciaire de la police sont également considérés comme favorables à la danseuse. Le 22 juin 2026, ses avocats avaient déposé une nouvelle demande d’assignation à résidence sous surveillance électronique. Faute de réponse du doyen des juges dans le délai imparti, ils avaient saisi la chambre d’accusation pour obtenir sa libération d’office.

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Une requête rejetée le 20 août dernier. Toujours détenue et inculpée pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie, Nabou Lèye reste constante dans sa ligne de défense. Pour l’heure, le juge d’instruction n’a pas encore rendu son ordonnance définitive. L’enquête se poursuit.

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