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Une course-poursuite entre deux bus Tata a viré au drame ce samedi 20 juin 2026 à Pikine. L’accident, survenu en pleine circulation, a fait neuf blessés et conduit à l’arrestation des deux chauffeurs impliqués.
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La tension est montée d’un cran dans la circulation urbaine à Pikine, où une course-poursuite entre deux bus Tata a provoqué un grave accident de la route. Les faits se sont déroulés vers 18 heures, sur la rue 10, à proximité du bar communément appelé « Saf Bar », sur l’axe menant vers le tribunal d’instance de Pikine. Le commissariat d’arrondissement a été alerté et s’est immédiatement rendu sur les lieux. Selon les premières informations issues des témoignages recueillis et des constatations policières, deux chauffeurs seraient à l’origine de la course-poursuite. F. Niang, âgé de 28 ans et domicilié à Keur Massar, conduisait un bus Tata de la ligne 80 immatriculé AA-191-BH.

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Des usagers se mettent en file en attendant le départ d'un bus TATA (image d'illustration)
Des usagers se mettent en file en attendant le départ d'un bus TATA (image d'illustration)

Il aurait engagé une rivalité sur la route avec I. Seck, 35 ans, chauffeur résidant à Pikine, au volant d’un véhicule de la ligne 72 immatriculé AB-655-DE. Dans la manœuvre, F. Niang aurait tenté de dépasser son concurrent afin de le devancer. Mais la configuration de la chaussée, déjà rétrécie par des stationnements anarchiques et des occupations de la voie publique, a compliqué l’opération. Le véhicule a finalement quitté la route, terminant sa course sur le terre-plein central avant de percuter de plein fouet un lampadaire public, qui s’est effondré sur la chaussée. Le choc a fait neuf blessés parmi les passagers du bus conduit par F. Niang. Les victimes ont été rapidement prises en charge par les sapeurs-pompiers et évacuées vers une structure sanitaire, selon des informations relayées par nos confrères de Seneweb. Les deux conducteurs ont été interpellés par les forces de l’ordre. Ils sont poursuivis pour conduite dangereuse, mise en danger de la vie d’autrui, blessures involontaires et dégradation de bien public. Placés en garde à vue, ils devront répondre de leurs actes devant la justice.

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