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Recettes fiscales : une croissance de 8 % portée par la TVA et l’impôt sur les sociétés

Le mois de novembre 2025 a été marqué par un renforcement significatif des recettes fiscales du Sénégal, avec une hausse de 267,7 milliards de FCfa par rapport à la même période de l’année précédente, selon la note de conjoncture économique publiée par la Direction des prévisions et des études économiques (Dpee) en février 2026. Cette croissance s’inscrit dans un contexte de meilleure mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses publiques.
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Selon le document officiel de la Dpee, les ressources totales provisoires pour les 11 premiers mois de 2025 sont estimées à 3 961 milliards de FCfa, en progression de 10,1 % par rapport à novembre 2024. Ces ressources comprennent 3 595,5 milliards de FCfa de recettes fiscales, 284,8 milliards de FCfa de recettes non fiscales et 80,6 milliards de FCfa de dons.

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La hausse des recettes fiscales s’explique principalement par l’augmentation des impôts sur le revenu (+62,6 milliards de FCfa, soit +10,8 %), la TVA sur les biens et services intérieurs (+54,8 milliards de FCfa, +13,5 %), la TVA à l’importation (+51,2 milliards de FCfa, +8,4 %) et l’impôt sur les sociétés (+42,6 milliards de FCfa, +7,4 %). Ces contributions ont porté leurs totaux respectifs à 640,8 milliards, 459,7 milliards, 662,4 milliards et 619,2 milliards de FCfa. En revanche, certaines recettes ont enregistré des baisses : les droits de douane sur le pétrole (-7,4 milliards, -13,7 %), les revenus du Conseil sénégalais des chargeurs (-7,1 milliards, -27,8 %) et les droits d’enregistrement (-3,6 milliards, -3,8 %). Du côté des dépenses publiques, elles se sont contractées de 657,3 milliards (-11,2 %), passant de 5 882,8 milliards à 5 225,5 milliards de FCfa.

Cette réduction résulte notamment d’une baisse des investissements (-747,4 milliards, -36,5 %) et des transferts et subventions (-85,6 milliards, -5,8 %). Cependant, certaines charges comme les intérêts sur la dette (+136,5 milliards, +18,9 %), la masse salariale (+30,9 milliards, +2,4 %) et la consommation des biens et services (+8,5 milliards, +2,7 %) ont continué d’augmenter. Enfin, la masse monétaire a enregistré une progression mensuelle de 150,4 milliards de FCfa pour atteindre 11 206,1 milliards, portée par la circulation fiduciaire (+58,5 milliards), les dépôts transférables (+75,1 milliards) et les autres dépôts (+16,8 milliards).

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Sur un an, la liquidité globale de l’économie a ainsi augmenté de 17,4 %, reflétant une expansion significative des moyens financiers disponibles dans le pays. Cette dynamique des recettes fiscales témoigne d’une meilleure efficacité dans la collecte des impôts et d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques, un signal positif pour la stabilité économique et la capacité du Sénégal à financer ses projets de développement.

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