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Les faits ont eu lieu à Ndiaganiao au village de Guitir Sérère. Viré des funérailles, le cultivateur N. Sarr a asséné plusieurs violents coups de machette.
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Les faits ont lieu à Ndiaganiao au village de Guitir Sérère2. Ce jour-là, la quasi-totalité des habitants du village s'étaient rendus au domicile de leur voisin, A. Tine, pour les funérailles d'un membre de sa famille. C'est dans ce contexte qu'une banale dispute a éclaté entre N. Sarr et son voisin, V. O. Gning. Les deux hommes, relate L'OBS, sous l'emprise de l'alcool, avaient décidé d'en venir aux mains, avant d’être rapidement séparés par le maître des lieux, qui demandera à N. Sarr de rentrer chez lui. Furieux de s’être fait remettre à sa place, le cultivateur aurait vertement proféré devant tout le monde des menaces de mort à l'encontre de son antagoniste.

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Sapeurs pompiers
Sapeurs pompiers

L'embuscade mortelle

A l’aube du lendemain, alors que V. O. Gning rejoint sa maison en provenance des funérailles, il est surpris dans une embuscade par un individu armé d'une machette. L'agresseur s'acharne, lui infligeant plusieurs coups de son arme blanche au visage. Le prenant pour mort, il l'abandonne puis prend la fuite avant de se réfugier dans le village voisin. Alors qu’il se vide de son sang, l’agressé ne cesse de prononcer le nom de son bourreau : N. Sarr. Repéré par un charretier, il est pris en charge et survit. Après les soins médicaux, le constat est accablant : pyramide nasale complètement sectionnée, six dents perdues et œil gauche endommagé sous la violence des coups de machette. Il bénéficiera d'un certificat médical d'incapacité temporaire de travail de 45 jours.

Le bourreau est retrouvé le même jour, aux environs de 18 heures, par les forces de l'ordre, suite aux nombreuses dénonciations des villageois témoins de ses menaces de mort lors de l'altercation. Au terme de sa garde à vue, N. Sarr est placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt et de correction de Mbour pour tentative d'assassinat avec actes de barbarie. Vendredi dernier, à la barre de la chambre criminelle, le prévenu a continué de nier les faits. Mais face aux déclarations des témoins présents le jour des faits au domicile d'A. Tine, N. Sarr se perd rapidement dans sa défense.

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Le cultivateur risque la prison à perpétuité

tribunal mbour
tribunal mbour

La partie civile a réclamé trois millions de francs Cfa de dommages et intérêts. Le procureur, qui a longuement décrié le comportement du prévenu qu'il a qualifié de «barbare», a requis contre lui la réclusion criminelle à perpétuité. Pour le ministère public, l'intention d'abréger la vie de la partie civile est bien établie. Le délibéré a été fixé au 19 juin 2026. Le cultivateur N. Sarr, qui risque la prison à perpétuité, devra attendre cette date pour connaître son sort.

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