‘’Pour le moment, il n’y a pas d’inquiétude parce qu’il y a assez de stocks pour couvrir la demande. Mais on doit prier pour que la situation ne dure pas. Si tel est le cas, ça va être très difficile pour le Sénégal. Car beaucoup de pays vont d’abord penser à satisfaire la demande locale’’, confie au téléphone Alla Dieng directeur exécutif de l’Unacois Yessal.

C’est pourquoi, selon Moustapha Tall, le Sénégal doit arrêter de dépendre des autres pays. ‘’C’est pour parer à ces éventualités qu’on parle d’autosuffisance en riz. Mais les projets sont souvent bloqués parce qu‘ils sont confiés à des gens qui ne connaissent rien dans cette activité’’, regrette monsieur Tall, joint au téléphone.

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, beaucoup de pays se sont barricadés et certains comme la Russie ont décidé d’arrêter leur importation céréalière. Des pays d'Asie pourraient prendre la même décision. ‘’Ce sont les Asiatiques qui sont les plus grands exportateurs de riz. Et en général, ce sont des pays pauvres qui sont obligés de vendre leur production. Mais si la pandémie persiste, ils vont eux aussi penser à la demande locale’’, reconnaît Moustapha Tall.