Avec force conviction, l’ancien juge d’instruction aux Chambres africaines extraordinaires est revenu sur presque toutes les tares qui empêchent de rendre au pouvoir Judiciaire toute sa plénitude. La gestion de la carrière, le musellement du CSM… Tout ! Pour Téliko, point d’indépendance sans une véritable réforme du Conseil supérieur de la magistrature, sans garantie statutaire pour les magistrats, etc. ‘’Si on laisse les magistrats travailler dans ces situations de précarité absolue, ça peut déteindre sur leur comportement, parce que tout le monde n’a pas la même capacité de résistance. Certains peuvent être tentés de céder à la facilité et à la docilité. C’est pourquoi d’ailleurs on prévoit le principe d’inamovibilité dans toutes les constitutions. Il faut empêcher qu’il y ait d’autres pouvoirs qui puissent organiser des représailles contre un juge, simplement parce qu’il a fait son travail’’, a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : ‘’Pour qu’un conseil soit efficace, il faut au moins deux critères : l’autonomie vis-à-vis des autres pouvoirs, être doté de prérogatives étendues dans la gestion de la carrière des magistrats. Sans ces deux conditions, le conseil ne pourra pas remplir convenablement ses missions. Il est donc nécessaire de le réformer’’.

Il demande purement et simplement le retrait du président de la république et du ministre de la justice du Conseil supérieur de la magistrature.