Lors du face à face avec la presse et certains membres du gouvernement, ce jeudi 8 avril, le ministre des forces armées, Sidiki Kaba, a estimé devoir souligner les raisons qui ont déclenché les violentes manifestations qui ont causé la mort de 14 citoyens Sénégalais ainsi que d'immenses pertes matérielles. «Il est important de rétablir la vérité et prononcer la part de vérité du gouvernement du Sénégal sur les violentes manifestations enregistrées dernièrement au Sénégal», a-t-il précisé à l'entame de son propos. Selon lui, l’entière responsabilité de ces évènements ne doit pas être imputée à l’Etat du Sénégal, mais plutôt à celui qui a lancé un appel à la résistance, a-t-il insinué sans citer Ousmane Sonko nommément.

Sidiki Kaba, qui livre la part de vérité de l'Etat, de renchérir «Il est important de le faire pour éclairer l’opinion publique et internationale. Plusieurs narrations laissent entendre que l’entière responsabilité des faits, des morts, des blessés, les pillages est le fait du gouvernement du Sénégal. Ce qu’il faut retenir est que le prétexte avec cette situation où, il y’a un mal vivre, des frustrations, des impatiences, un fait est venu bouleverser ce début de mois paisible. Il s’agit de la plainte d’une sénégalaise du nom de Adji Sarr contre un député du nom de Ousmane Sonko», explique-t-il.

"Des accusations infondées contre l'Etat"

Le ministre des forces armées d'ajouter: «L’appel de Sonko à la résistance a eu un écho dans les circonstances de la pandémie, il a fait sortir dans les rues, des manifestants dont la violence nous a fait poser des questions. Des individus se sont attaqués aux biens étrangers et des biens sénégalais, des édifices publics, des symboles de l’Etat, maisons de dignitaires du régime, des brigades de gendarmerie». De plus, l’ancien ministre de la justice a jugé excessives et sans fondement les accusations portées contre l’Etat du Sénégal dans le cadre de cette affaire.

«Trois grandes accusations ont été portées contre l’Etat du Sénégal. Il est dit qu’il y’a un gouvernement illégitime en place. Ces propos sont excessifs et sans fondement. Le président Macky Sall a été élu à plus de 65% en 2012. En 2019 également les élections ont confirmé le choix du peuple. Il est également dit qu’il y’a des violations massifs des droits de l’homme au Sénégal. Un rapport précipitamment écrit fait état de 13 morts et 5OO blessés. Ils disent que les violences policières sont à l’origine de tout ce qu’on a vu au Sénégal. C’est des accusations excessives. Le chef de l’Etat avait donné des instructions de ne pas tirer sur des manifestants et elles ont été respectées. Voilà l’exagération. II est également dit que l’Etat du Sénégal et ses dirigeants seront attraits devant la Cour pénale internationale. C’est faux.», a déclaré le ministre des forces armées.

Le gouvernement du Sénégal, par la voix de son porte-parole du jour annonce la mise en place d’une commission indépendante et impartiale pour rétablir toute la vérité dans la dynamique et l’apaisement, dans l’affaire Ousmane Sonko Adji Sarr.