Sindia : des photos TikTok détournées en contenus pornographiques pour faire chanter des jeunes femmes
Selon les informations rapportées par Seneweb, deux individus, identifiés comme C. Guèye, commerçant, et M. Thiandoum, mécanicien, comparaissaient devant le Tribunal de grande instance de Mbour pour des faits de harcèlement, d’extorsion et d’atteinte grave à la vie privée. D’après les éléments de l’enquête, les mis en cause auraient ciblé une dizaine de jeunes femmes pendant près d’un an. Leur mode opératoire reposait sur l’exploitation des réseaux sociaux, en particulier TikTok.
Les prévenus récupéraient des photos personnelles publiées par leurs victimes, qu’ils transformaient ensuite, à l’aide de montages numériques, en contenus à caractère pornographique. Ces images truquées étaient alors diffusées en ligne afin de faire pression sur les victimes. Les répercussions ont été lourdes sur le plan social et psychologique. Plusieurs jeunes femmes ont vu leur réputation gravement entachée dans leur environnement familial et communautaire. Certaines ont été contraintes de fermer leur commerce ou de se retirer de la vie sociale pour échapper à la stigmatisation et aux regards accusateurs. Après de longs mois de souffrance et de silence, les victimes ont finalement décidé de saisir les autorités.
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Une enquête menée avec l’appui de la gendarmerie a permis de mettre en place un stratagème conduisant à l’arrestation de C. Guèye en flagrant délit, alors qu’il exigeait une somme d’argent en échange de la suppression des images compromettantes. Interpellé, ce dernier a mis en cause son présumé complice, M. Thiandoum, qui a également été arrêté. À la barre, les deux hommes ont adopté des lignes de défense opposées. M. Thiandoum a reconnu les faits, tandis que C. Guèye a contesté les accusations portées contre lui. Le ministère public a, pour sa part, qualifié les faits d’extorsion en bande organisée et de harcèlement d’une rare violence. Il a requis une peine de deux ans de prison ferme à l’encontre des deux prévenus. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 3 février prochain.