Le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé sur la question sensible de la candidature de Macky Sall à un poste au sein de Organisation des Nations unies, apportant des précisions sur la posture adoptée par le Sénégal dans ce dossier. Selon ses déclarations, cette initiative ne lui a pas été directement soumise par l’ancien président. Il affirme avoir été informé en amont par plusieurs chefs d’État, soulignant ainsi une démarche qui ne s’est pas inscrite dans un cadre de concertation bilatérale classique. Le président de la République a néanmoins rappelé un principe constant de la diplomatie sénégalaise : l’accompagnement des candidatures nationales à des fonctions internationales.
À ce titre, il a évoqué le précédent de Amadou Hott, dont la candidature à la Banque africaine de développement avait bénéficié du soutien de l’État. Toutefois, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur le fait que le processus concernant Macky Sall s’est déroulé sans échanges directs avec les autorités en place. Une situation qui, selon lui, a contribué à complexifier la gestion diplomatique du dossier. Le chef de l’État a également évoqué des pressions exercées dans l’espace régional, notamment au sein de Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Face à ces sollicitations, il affirme avoir privilégié une position de principe, refusant toute décision dictée par des considérations extérieures. Par ailleurs, il a pointé du doigt une évolution du processus à l’échelle continentale, qu’il qualifie d’opaque. Selon lui, la candidature aurait été portée au niveau de Union africaine sans consultation préalable, suscitant des réserves de la part de plusieurs États membres. Dans ce contexte, la position du Sénégal se veut mesurée. Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé une posture de neutralité, tout en précisant que le pays n’entend pas entraver la démarche engagée.