Thierno Bocoum : ‘Macky Sall nous a conduits vers le chaos’

Depuis la condamnation de Ousmane Sonko, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2024, jeudi à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse », le Sénégal est plongé dans tensions politico-sociales d’une rare violence. Face à cette situation, certaines voix, dont Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, continuent de se faire entendre. Nous publions sa déclaration dans son intégralité.

Thierno Bocoum

« Par son irresponsabilité, par son avidité et par son goût démesuré du pouvoir, le président de la République nous a conduits tout droit vers le désordre et le chaos. Ah

Des scènes d’une rare violence avec des pertes en vies humaines inacceptables, de jeunes Sénégalais qui perdent la vie ou qui sont mutilés, des pillages dans plusieurs villes du Sénégal, des biens d’honnêtes citoyens saccagés, nos vaillantes forces de l’ordre censées garantir notre sécurité attaquées de toute part, voilà le Sénégal d’aujourd’hui.

Une jeunesse en colère, révoltée par l’injustice de trop qui se révèle à travers un verdict incompréhensible de liquidation d’un adversaire politique, voilà où nous en sommes. Voilà où nous a menés Macky Sall.

Nous devons cependant sauver le Sénégal.

Il faut sauver notre pays, car il est au-dessus de tout et n’appartient à personne. Ni à Macky Sall ni à Ousmane Sonko. Le détruire serait catastrophique.

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J’en appelle à la jeunesse. Le Sénégal est notre bien commun, il faut le préserver. Il ne faut pas que la haine s’installe entre compatriotes.

Je lance un appel solennel à toutes les forces vives de la nation pour que la République demeure.

Je demande humblement à tous nos guides religieux de s’impliquer, de venir au secours du Sénégal.

Je lance un appel au Président de la République pour qu’il renonce immédiatement, de manière claire et explicite au troisième mandat.

Il n’y a pas droit et il le sait.

Je demande au président de la République de libérer le jeu politique par une loi d’amnistie.

D’honnêtes citoyens ont déjà été écartés du jeu politique à cause de l’instrumentalisation de la justice.

Et cela a commencé avec Khalifa Ababacar Sall, qui je le rappelle a fait injustement trois années de prison pour ensuite être éliminé de la dernière élection présidentielle.

La république doit rester debout. La démocratie et l’État de droit doivent être restaurés.

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas rester les bras croisés.

Le Sénégal doit retrouver son unité et nous devons tous travailler main dans la main pour le bien de notre nation.

Vive la république et vive le Sénégal ».

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