Portrait

Ibtikhal El Khamiri : Une marocaine pas comme les autres !

Ibtikhal El Khamiri ne passe pas inaperçue. En première année de médecine, la septuple championne de badminton en catégories jeunes au Maroc s’adapte à ce chapitre de sa vie au Sénégal, loin de sa famille biologique. Mais elle s’est vite adaptée en se créant de nouvelles relations amicales en dehors de son école. Pulse.sn est parti à la rencontre de la jeune native du royaume chérifien.

Ibtikhal El Khamiri

Le soleil darde ses rayons. C’est l’heure de la descente, les étudiants quittent les salles de cours et amphithéâtres. Certains s'empressent pour regagner leurs chambres, d'autres les restaurants universitaires. Mais, Ibtikhal et Fatima se sont déjà retrouvées après les cours au Centre d'étude des sciences et techniques de l'information (Cesti) pour Fatima et la Faculté de médecine. Les deux amies discutent en marchant sur les chemins pavés de la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad).

Vêtue d’un tee-shirt de couleur grise, assortie d’un jean bleu, l’étudiante en première année de médecine d’un sourire jovial fixe d’un regard son amie au cours des échanges. On s’est connu de la façon la plus naturelle clame l’étudiante en deuxième de journalisme. Elle poursuit "elle était venu chercher une amie dans ma chambre et le feeling est passé depuis lors nous sommes devenus des amies".

Âgée de 19 ans, Ibtikhal El Khamiri a décroché le baccalauréat avec brio ce qui lui ouvre les portes de la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Depuis mon enfance je rêvais d'être médecin pour aider les gens souligne la marocaine puis elle enchaine "j'ai vécu un moment tragique avec le décès de ma tante suite à une maladie cardiaque depuis lors j'ai voulu être cardiologue pour empêcher aux autres de vivre la même situation que moi". Dans l'avenir je serai là pour aider les gens promet-elle avec un sourire radieux.

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"De l'Ucad aux Almadies, pour le transport j'ai payé 5000 Fcfa à un Taximan"

Mon intégration fut facile Alhamdulilah, je suis ouverte et j'aime faire des connaissances se décrit la jeune joueuse de Badminton. Je suis loin d'être raciste se défend l'étudiante en première année.

Mais, l'anecdote qui retient son attention depuis son arrivée c'est le montant payé pour aller de l'université aux Almadies. "J'ai payé 5000 pour aller aux Almadies en quittant l'Ucad" dit-elle en se plongeant dans un fou rire. Ibtikhal est gentille, ouverte et disponible témoigne son amie Fatima Ba, les yeux rivés sur son smarthphone. Elle est romantique contrairement à moi enchaine l'étudiante en deuxième année de journalisme. Les débuts de la jeune marocaine sont difficiles avec les tentations. Loin de sa famille et surtout sa mère qui ne ménage aucun effort pour sa réussite, Ibtikhal déplore le nombre de demandes de mariages qu'elle reçoit par jour. Ici les gens ne savent pas que non c'est non dit elle.

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