Seras : tout sur l'affaire du boucher polygame égorgé par son collègue

La salle des abattoirs de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas ex Seras) de Pikine a été le théâtre d’une horrible scène d’assassinat. Abdou Mb, boucher de profession, a tranché la gorge de son collègue nommé Abdou Diaw. Les détails !

meurtre

Un boucher a trouvé la mort dans les locaux de la SOGAS, ex-Seras. La victime Abdou Diaw, a été tué par un de ses collègues, tripier (spécialiste des tripes) par arme blanche.

  • 10.000 et un téléphone portable à l’origine du meurtre 

Tous les deux hommes travaillent depuis longtemps en parfaite intelligence à la salle des abattoirs de la Sogas. Leur boulot consiste à dépecer les têtes de moutons et autres bovins, qui sont abattus dans ladite salle. Et chaque tête de bétail dépecée rapporte 200 F. Tout bascule cependant entre les deux collègues bouchers lorsque l’un d’eux nommé Abdou Diaw doit la somme de 8000 F au second, Abdou Mb.

Abdou Mb avait cédé un téléphone portable à Diaw. Ce dernier, relate Les Echos, lui verse une somme d’argent en guise d’avance et prend l’engagement de solder le reliquat. Vu que les choses traînent, Abdou pète les plombs à nouveau et réclame son pognon. «Il (Abdou) a menacé publiquement et ouvertement de le tuer. Et avant-hier (dimanche), il lui a dit devant tout le monde ceci : «sa bakan mo ngi sama loxo (je vais te tuer)», nous ont confié des travailleurs de la Sogas sous le sceau de l’anonymat.

  • Le film horrible du meurtre
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Hier, vers 7 du matin, les deux collègues se retrouvent à nouveau à la salle des abattoirs, s’emparent alors de leurs outils de travail et se mettent aussitôt au boulot. Diaw récupère une tête de mouton et commence à la dépecer en se courbant. Abdou le prend alors par-derrière, se saisit avec force de son menton, le relève et lui tranche net la gorge d’un trait. «On croyait qu’ils (les deux hommes) s’amusaient lorsque le nommé Abdou a pris par-derrière son collègue, qui s’affairait autour d’une tête de mouton à dépecer», soutiennent nos interlocuteurs.

Diaw perd ses forces, se retrouve avec les jambes en coton et s’affale brusquement au sol. « Quand nous avons vu des filets de sang au cou de Diaw, on a compris qu’Abdou l’a égorgé en faisant semblant de jouer avec lui. Nous avons accouru sur les lieux et voulu voler au secours de Diaw, mais Abdou a brandi son couteau dégoulinant de sang, et menacé de tuer quiconque ose l’appréhender », indiquent-ils.

Ce fut alors le sauve-qui-peut dans la salle des abattoirs. Personne n’ose affronter Abdou. Qui exhibe l’arme du crime, débite des insanités à la cantonade et marche à reculons vers la porte de sortie de ladite salle. La foule arrive en masse et se garde cependant d’intervenir. Le boucher se fraie un chemin et détale comme un lapin avec le couteau taché de sang. Il se jette avec force sur le mur mitoyen au marché central au poisson de Pikine, l’escalade et disparaît dans la nature sous les yeux médusés de la foule.

  • La dépouille mortelle à l’hôpital pour autopsie 

Alertés, les flics de Pikine arrivent et procèdent aux premières constatations d’usage des faits. Leurs collègues de la police technique et scientifique débarquent, délimitent le périmètre de la scène de boucherie avec un cordon de sécurité et prélèvent les indices et autres traces sur les lieux. Les sapeurs-pompiers enlèvent le corps sans vie du boucher et le déposent à la morgue de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye pour les besoins d’une autopsie.

  • Le présumé meurtrier fugitif tombe à Mbour

Fin de cavale pour le présumé meurtrier du nommé Abdou Diaw. Abdou Mb a été intercepté dans sa cavale au Campement Nguékhokh, situé dans le département de Mbour, grâce au système de géolocalisation par les agents de terrain du commissariat d’arrondissement de Pikine de la banlieue dakaroise. Ces derniers avaient engagé une vaste chasse à l’homme contre le fugitif ; une traque au meurtrier en fuite qui a été appuyée par d’autres unités des forces de défense et de sécurité. Il est placé en garde à vue à la police de Pikine. L'enquête préliminaire suit son cours.

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