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Toute l'enquête sur l'affaire Dr Abdourahmane Diouf trainé devant l’Inspection du Travail

Des membres du Collectif des travailleurs de l’Agence africaine pour le commerce et le développement (2ACD) ont trainé leur patron Dr El Hadj Abdourahmane Diouf, devant le tribunal du travail pour licenciement à motif économique.

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Président-directeur général de l’Agence africaine pour le commerce et le développement (2ACD), le président du parti AWALE, Dr El Hadj Abdourahmane Diouf a été traduit devant l’Inspection du travail et de la sécurité sociale, pour des arriérés de salaire dus à quatre de ses employés. Dans la plainte déposée le 24 novembre dernier, révèle le journal Enquête, il lui était réclamé, premièrement, le paiement des salaires de septembre et d’octobre ; deuxièmement, le versement des cotisations sociales à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale. Entretemps, les mois de novembre et de décembre sont venus s’ajouter aux arriérés, mais la direction a pu éponger avant-hier les deux mois, relate ce journal.

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’Ce qui est le plus déplorable, c’est le mépris avec lequel la direction nous a traités. Le 8 novembre, nous avions décidé de les interpeller sur le sujet. La représentante de M. Diouf nous avait répondu qu'elle avait bien pris acte et qu'elle passerait l'information au PDG. Une semaine après, ce dernier nous a convoqués en réunion. Lors de cette réunion (aux allures de réunion d'intimidation), il avait usé de son pouvoir pour essayer de nous humilier devant les autres employés. De surcroit, il nous avait fait savoir qu'il n'avait pas de quoi nous payer et qu’il ne savait pas quand il pourrait nous payer’’, fulmine le collectif des travailleurs licenciés

Mécontents, les travailleurs de 2ACD, qui contestent les difficultés économiques brandies, décident alors de porter l’affaire devant l’Inspection du travail. Ce qui a été fait le 24 novembre à 11 h. Le même jour, vers 14 h, soutiennent les contestataires, ils reçoivent alors une convocation de leur entreprise pour une réunion d’information devant se tenir le lendemain. Ce n’est qu’à cette occasion que la procédure de licenciement pour motif économique a été formellement abordée.

Seulement, tout n’a pas été dit aux travailleurs qui s’attendaient à une simple réunion d’usage sur la situation, au moment où, selon leurs dires, la direction avait son plan. ‘’Quand nous sommes venus, ils nous ont donné des feuilles de présence sur lesquelles nous avons émargé, croyant que c’est de simples listes de présence pour une réunion quelconque. Une fois à l'inspection, la direction a remis à l'inspecteur chargé de l'affaire des documents comptables de l'entreprise, ainsi que le PV de la fameuse réunion pour justifier le licenciement pour motif économique et le respect de la procédure. Nous avions fait savoir à l'inspecteur que nous n'avions pas idée de ce que contenait le PV, que la liste de présence jointe à la procédure ne saurait être utilisée pour une procédure de licenciement économique. Signer une liste de présence n'est pas signer un PV de licenciement. Jusqu'à ce jour, nous n’avons pas vu le PV et nous ne savons pas ce qu'il contient’’.

Sur les bons offices de l’inspecteur du travail, les parties ont finalement convenu de négocier les termes d’une séparation à l’amiable. Une réunion a ainsi été programmée entre elles pour en fixer les conditions. Même si elles sont tombées d’accord sur les conditions, les protagonistes butent sur les modalités de paiement de la dette. ‘’Lors de la réunion, il nous a communiqué nos soldes de tout compte et il avait ‘proposé’ de les payer en trois mois, c'est-à-dire jusqu'en mars 2022. Ce que nous avions refusé. Nous voulions être payés au moment de la réception de la lettre de licenciement pour motif économique, parce que nous n’avons pas confiance en lui. Ce qu’il a refusé’’.

L’accord tombe à l’eau et les parties retournent à la case départ. 2ACD continue alors la procédure de licenciement pour motif économique. Ce que contestent avec véhémence les travailleurs qui menacent de saisir le tribunal du travail pour trancher définitivement le litige. Les lettres de licenciement leur ont en tout cas été notifiées le 27 décembre.

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