Fifa : Platini et Sepp Blatter acquittés

Michel Platini et Sepp Blatter ont été acquittés par le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (Suisse), dans l'affaire du versement par la FIFA de près de deux millions d'euros à l'ancien footballeur français.

platini

Mis au ban depuis plusieurs années, les deux anciens dirigeants les plus puissants du football échappent à une condamnation. Michel Platini et Sepp Blatter ont été acquittés vendredi en Suisse par le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, dans l'affaire du versement par la FIFA de deux millions de francs suisses (1,8 million d'euros) à l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France.

ADVERTISEMENT

Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait requis mi-juin respectivement un an et huit mois de prison avec sursis, alors que les deux accusés clamaient leur innocence. "Je ne suis pas innocent dans ma vie, mais je le suis dans cette affaire", a déclaré Sepp Blatter à son arrivée au tribunal avant la lecture du jugement.

Michel Platini (67 ans, ancien président de l'UEFA) et Sepp Blatter (86 ans, ancien président de la FIFA) étaient poursuivis pour "escroquerie", "gestion déloyale", "abus de confiance" et "faux dans les titres". L'accusation considérait que le paiement de 1,8 million d'euros, effectué en 2011 sans contrat écrit, mais avec la validation de Sepp Blatter, constituait une "tromperie".

Pour le Français, cette affaire n'était autre qu'un "complot" destiné à l'évincer de la course à la présidence de la FIFA qui semblait s'offrir à lui. Car le scandale a éclaté en 2015, peu avant l'élection. Michel Platini avait alors été suspendu par la FIFA, dont la présidence avait été finalement décrochée par Gianni Infantino. Si ce dernier est visé par une procédure distincte pour trois rencontres secrètes en 2016 et 2017 avec l'ancien chef du parquet suisse, jamais les magistrats n'ont joint les deux dossiers.

ADVERTISEMENT

Le procès de Michel Platini et Sepp Blatter s'est donc concentré sur le paiement en question. Bien qu'il soit avéré que le Français ait conseillé le Suisse entre 1998 et 2002, ce que l'accusation reconnaît, aucun contrat ne faisait mention d'un salaire annuel d'un million de francs suisses. L'enquête n'a révélé qu'un contrat de 300.000 francs suisses en 1999. Les deux hommes affirmaient cependant que le deal avait été passé à l'oral, par un "accord de gentlemen".

Le jugement rendu n'acte pas forcément la fin de cette affaire. Un appel peut être interjeté par toutes les parties, ce qui obligerait sans doute à attendre l'an prochain pour que le second procès soit organisé. Un ultime recours pourra ensuite être déposé auprès de l'autorité judiciaire suprême de la Confédération suisse, le Tribunal fédéral de Lausanne.

ADVERTISEMENT

Témoin d'un événement? Contactez-nous directement sur nos réseaux sociaux ou via:

Email: temoin@pulse.sn

ADVERTISEMENT