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Dans un entretien accordé à RFI et France 24, Ousmane Sonko a qualifié une partie de la dette publique sénégalaise d’« odieuse » et invité le gouvernement dirigé par Al Amine Lo à engager des discussions en vue de son annulation.
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Le débat sur la dette publique sénégalaise prend une tournure juridique et politique. Lors d’un entretien diffusé ce lundi 15 juin sur RFI et France 24, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a estimé qu’une partie de l’endettement du Sénégal relève de la notion de « dette odieuse », appelant ainsi les autorités actuelles à en exiger l’annulation.

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S’appuyant sur les fondements du droit international, le leader du Pastef a évoqué les travaux de l’économiste Alexander Sack, selon lesquels une dette contractée sans le consentement du peuple et à son détriment peut être considérée comme illégitime. « Lorsqu’une dette est contractée à l’insu du peuple et contre ses intérêts, elle peut être qualifiée d’odieuse et rejetée », a-t-il expliqué. Pour Ousmane Sonko, cette définition correspond à certains emprunts contractés sous le régime de Macky Sall. Il pointe notamment un manque de transparence dans les procédures, affirmant que certaines conventions de financement n’ont pas été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale. « Une partie de cette dette n’a été validée ni directement par le peuple ni par ses représentants.

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Les mécanismes n’ont pas été respectés, alors que les citoyens en supportent aujourd’hui les conséquences », a-t-il dénoncé, plaidant pour un « courage politique » afin d’ouvrir ce débat. Ancien inspecteur des Impôts et Domaines, Ousmane Sonko rappelle avoir déjà défendu cette position à plusieurs reprises dans le passé. Interpellé sur l’absence d’initiative en ce sens durant son passage à la Primature, il a indiqué que la proposition avait été évoquée sans être retenue. Désormais à la tête de l’Assemblée nationale, il interpelle l’exécutif actuel et l’invite à prendre ses responsabilités. « J’espère que le gouvernement engagera des discussions pour obtenir l’annulation d’une partie de cette dette », a-t-il conclu.

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