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Dans un entretien accordé à France 24 et Radio France Internationale, Ousmane Sonko s’est exprimé sur ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye et sur l’évolution du projet Pastef. Il écarte toute crise institutionnelle tout en formulant des critiques sur le respect des engagements politiques.
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Trois semaines après son départ de la Primature, Ousmane Sonko a rompu le silence dans un long entretien accordé aux médias internationaux France 24 et RFI. Le désormais président de l’Assemblée nationale est revenu sur la situation politique nationale et ses rapports avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye.Interrogé sur les appels à préserver la stabilité du pays et à éviter toute « déchirure », le leader politique a tenu à rassurer. Il affirme qu’il n’existe pas de risque de crise majeure, malgré les divergences observées au sommet de l’État. « Je ne pense pas qu’il y ait querelle. Le Sénégal est plus grand que les divergences politiques que nous pouvons avoir », a-t-il déclaré, estimant qu’il peut exister des désaccords sans conséquence sur la cohésion nationale.

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Sur son départ de la Primature et les spéculations autour de son avenir politique, notamment une éventuelle candidature en 2029, Ousmane Sonko a refusé de s’inscrire dans une logique de rupture personnelle. Il évoque plutôt une évolution naturelle de son parcours politique, rappelant que « cette séparation sur le plan institutionnel n’est pas l’aspect le plus marquant » de sa carrière. Le responsable politique a également insisté sur la continuité de son engagement au sein des institutions. Il a remercié les électeurs pour la confiance accordée, soulignant la majorité obtenue à l’Assemblée nationale et la responsabilité qui en découle désormais. Cependant, c’est sur le terrain des engagements politiques que ses propos se sont faits plus critiques. Interrogé sur les accusations de « trahison » du projet Pastef, Ousmane Sonko a préféré relativiser ce terme, qu’il juge davantage moral que politique.

sonko pastef
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Selon lui, plusieurs engagements pris durant les années d’opposition n’auraient pas été pleinement respectés dans la mise en œuvre du programme actuel. Il estime même qu’une partie de ces promesses aurait été « dévoyée dans la trajectoire choisie », regrettant un manque de volonté pour leur application intégrale. En conclusion, l’ancien Premier ministre a rappelé son passage à la tête du gouvernement, affirmant assumer son bilan et souhaitant la réussite des autorités en place « pour le bonheur du peuple sénégalais ».

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