Criminalisation de l'homosexualité : ce qu'El Malick Ndiaye affirmait il y a un an
L’affaire récente impliquant des personnes accusées d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH a relancé la discussion sur la nécessité d’un durcissement de la loi. Le gouvernement a annoncé son intention de soumettre un projet de modification de l’article 319 du Code pénal, afin de préciser la définition des « actes contre nature » et de renforcer les sanctions. Si ce texte parvient à l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye a déjà laissé entendre qu’il ne s’y opposerait pas.
Il y a presque un an, le président de l’hémicycle affirmait clairement : « La criminalisation de l’homosexualité est une demande nationale et une promesse de campagne. Sur l’homosexualité, j’ai été clair : soit ce sera porté avec l’exécutif, soit il faudra voir des députés qui vont porter la proposition. Je ne bloquerai pas la loi sur la criminalisation de l’homosexualité. »
Il faut rappeler qu’en 2022, une proposition de loi sur la criminalisation de l’homosexualité, déposée par le député Mamadou Lamine Diallo, avait été déclarée irrecevable par le bureau de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, la situation pourrait être différente : le scandale impliquant des accusations d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH a intensifié la pression publique et politique, offrant un terrain favorable au projet de loi en cours de préparation.