France - Sénégal : des pédophiles transmettaient volontairement le VIH à des garçons
La justice française a lancé une Commission rogatoire internationale (Cri) diligentée par la justice française, visant des actes criminels de mœurs commis en territoire français par des citoyens français. Cette commission rogatoire internationale fait suite aux orientations de l’enquête de la police française qui a décelé une vaste chaîne de complicité qui étend ses tentacules jusque dans la capitale sénégalaise, incriminant également des Sénégalais. Mieux, les policiers français vont aussi traquer à Dakar, le présumé cerveau français de cette vaste mafia aux pratiques immorales.
R.P, un ressortissant français, cerveau d’une mafia de pédophilie
C’est sur ces entrefaites, assurent des sources de L'OBS, que le magistrat instructeur français en charge de ce dossier en France a formalisé la commission rogatoire internationale destinée au Sénégal. En l’espèce, la commission rogatoire internationale vise au premier chef, R.P, un ressortissant français, dépeint comme le cerveau d’une mafia de pédophilie, d’actes contre nature, d’usage de drogue… La procédure visant cette organisation criminelle constituée essentiellement de citoyens français et sénégalais sera confiée aux chevronnés enquêteurs de la Brigade anti-terroriste (Bat), relevant de la Dic.
Des rapports sexuels contre nature avec des garçons âgés entre 9, 20, 22 ans…
Pour les besoins de l’exécution de cette enquête internationale par les limiers de la Bat, la police française a débarqué à Dakar. N’étant pas habilité à prendre part aux différentes phases actives de l’enquête, ni même à participer aux interrogatoires de mis en cause, les policiers français vont cependant assister au déroulement des investigations. Après avoir minutieusement dépouillé ce dossier d’enquête, les limiers de la Bat procèdent à l’identification des mis en cause. Il s’agit du présumé cerveau, le Français R. P et d’une dizaine de complices français et sénégalais. Ce travail de fourmi acté, les policiers sénégalais mettent en place des souricières qui vont permettre de décapiter le réseau, puis de remonter toute la filière. La dizaine de personnes arrêtées, l’a été entre le paisible quartier des Almadies et la banlieue dakaroise.
La poursuite des investigations a permis aux limiers de la Dic de cerner la quintessence des faits reprochés aux mis en cause et leur mode opératoire. Selon des sources de l’Observateur, «les membres de l’organisation entretenaient des rapports sexuels contre nature non protégés avec de jeunes garçons sénégalais dont la tranche d’âge varie entre 9, 20 et 22 ans… Ces relations sexuelles contre nature sont filmées et les vidéos indécentes envoyées au cerveau de la mafia, le Français R.P. Ce n’est pas tout. Au cours de l’enquête, les limiers ont soumis les interpellés à des tests de VIH.
La mafia localisé hors du pays, recherché
Les conclusions de l’homme de l’art confirment qu’une bonne partie du groupe est séropositive. Au cours des perquisitions, les limiers de la Dic vont mettre la main sur différents stocks de drogue imputés aux mis en cause. Au terme de la procédure d’enquête, les policiers sénégalais vont envoyer au violon une dizaine de suspects contre qui sont retenus les faits de pédophilie, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH, détention, usage de drogue et complicité. Tout ce beau monde a été déféré hier au parquet du tribunal de grande instance de Dakar, à l’exception d’un maillon influent de l’organisation géolocalisé hors du territoire sénégalais. Les mis en cause concernés par l’enquête judiciaire ouverte en France, devraient faire l’objet d’une procédure d’extradition.