Le Synpics sur l'affaire Feeñal Digital : "nous ne soutenons pas les personnes impliquées"
Le communiqué ne prend position ni sur le fond de l’affaire ni sur les personnes impliquées
Interrogé par L'OBS, le patron du Synpics explique : "ce communiqué alerte uniquement sur l’irruption des forces de l’ordre dans un organe de presse. Il ne prend position ni sur le fond de l’affaire ni sur les personnes impliquées. Le texte ne parle pas d’arrestation, ne cite aucun agent, ne réclame pas de libération et ne formule aucun reproche contre une quelconque autorité. Son seul objectif est d'attirer l'attention sur l'intervention des forces de l'ordre en milieu médiatique afin qu'à l'avenir, un cadre clair soit respecté. Beaucoup ont interprété ce communiqué sans le lire. Je demande à chacun de me montrer où, dans ce texte, il est question de défendre ces personnes ou de demander leur protection. Cela n’y figure nulle part".
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Il précise que la réflexion a été partagée au sein du Bureau avant publication. "Certains membres ont exprimé des réserves, craignant qu’on nous reproche de défendre les personnes concernées. Nous avons donc rappelé qu’il n’était pas question de cautionner quoi que ce soit ou le contenu des propos reprochés. Notre seule préoccupation concernait la méthode d’intervention dans un média", se défend Cissé. Il ajoute : "Nous avons déjà connu des situations similaires, notamment à la RFM et à chaque fois, le syndicat a alerté pour réclamer des garanties visant à protéger l’espace de travail des journalistes. Il ne s'agit pas de s’ériger en bouclier, mais d’éviter que les forces de l'ordre récidive. Après ces échanges internes, j’ai validé le communiqué et il a été publié."
Le patron du Synpics demande à ses détracteurs de relire attentivement le texte. "Montrez-moi une seule phrase où le Synpics défend une ligne éditoriale ou prend parti. Ce texte rappelle un principe fondamental : si une situation similaire se reproduit demain dans un autre média, les règles doivent être appliquées. Nous respectons les opinions divergentes, mais les faits sont là."