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Projet de Fondation pour le SMIT abandonné : l'amère décision du Pr Moussa Seydi

Le Professeur Moussa Seydi, médecin-chef du Service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) de l’hôpital de Fann, annonce qu’il renonce à faire aboutir la fondation Health and Research Organization (HeRO), censée assurer la pérennité de ce service de référence. Un énorme gachis.
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 « Je suis fatigué de courir pour rien ». Cette phrase lâchée par le Pr Moussa Seydi résume toute l'amertume qui frappe le médecin-chef du Service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) après avoir annoncé l'abandon de son projet de fondation du SMIT. Pr Seydi tient toutefois à distinguer sa décision d’un simple découragement. « Je n’arrête pas par lassitude du combat, mais par refus de continuer à courir dans le vide, sans le soutien concret et impactant de ceux qui peuvent faire aboutir ce projet », précise-t-il.

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Il annonce vouloir désormais mener, avec ceux qui le souhaitent, « des actions concrètes, des actions qui dépendent de nous, pas d’un système qui attend ». Convoquant le souvenir de l’écrivaine Axelle Kabou et de son ouvrage sur le développement africain, qui l’avait « profondément heurté » lorsqu’il était étudiant, le professeur affirme ne pas être « afropessimiste » mais plutôt « afro-optimiste » et « afro-réaliste », persuadé que « la jeune génération fera mieux que la nôtre ».

Il appelle chacun à « continuer à travailler comme si l’Afrique n’avait que lui », conscient que le temps « mérite d’être investi là où il peut porter des fruits ». « Ma volonté d’agir ne s’éteindra jamais, mais mon rêve d’une fondation est en voie de disparition », conclut-il.

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Le professeur rappelle qu’un engagement signé de l’assurance de la maintenance complète du Smit par le Sénégal avait pourtant été pris devant son premier bailleur. Mais, constate-t-il amèrement, cet engagement n’a pas pu être tenu. C’était précisément « pour éviter le non-respect de cet engagement » qu’il avait envisagé une fondation capable de « prendre en charge une partie de la maintenance et d’alléger ainsi l’hôpital d’importantes dépenses ».Pendant six ans, le projet a mobilisé « des hommes et des femmes de conviction venus donner leur temps, leur savoir et leur énergie pour un projet vital pour le Sénégal ». 

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