Bouba Ndour accusé d’abus sexuels sur des candidates de "Sen Petit Gallé"
Menacé de mort, Bouba Ndour, le frère de Youssou Ndour a saisi la Division spéciale de la Cyber-sécurité. Par l’intermédiaire de son avocat, Me Baboucar Cissé, il a déposé une plainte contre trois individus nommément cités : Feuz Niang, Ibrahima Guèye de «Nay Ler», et un autre non identifié, pour menaces de mort, diffamation, injures publiques et diffusion de fausses nouvelles, indique L'OBS, qui donne la nouvelle.
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D'abord c’est une voix de femme qui menace. "Deux minutes d’invectives, elle l’accuse d’abus sexuels sur des jeunes candidates de l’émission «Sen Petit Gallé», l’injurie copieusement, mêlant sa mère et la mémoire de son défunt père. La voix menace ensuite de publier son numéro sur les réseaux, l’offrant en pâture aux plus radicaux de leurs partisans. Elle s’appelle Feuz Niang", renseigne L'OBS.
"On va incendier GFM"
Elle n’est que le premier nom de la liste. Dans une autre vidéo, Ibrahima Guèye de «Nay Ler» franchit la ligne rouge. Sa menace est claire, dénuée d’ambiguïté. «Je vais attaquer et incendier le Groupe Futurs Médias. Quitte à aller en prison.» La vidéo devient virale en quelques heures. Son auteur a d’ailleurs été convoqué aujourd’hui devant la Cyber-sécurité pour répondre de ses actes.
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Un homme, inconnu, le visage flouté reprend les accusations de viols, affirme que Bouba Ndour aurait fait de «Sen Petit Gallé» un vivier de prostitution. Pis, il qualifie Bouba Ndour de «franc-maçon» et s’en prend à tous ceux qui, selon lui, profitent de ce groupe «corrompu». Pour Bouba Ndour, la ligne est franchie.
«Ils veulent me salir»
Face à ces menaces et invectives, Bouba Ndour a déposé une plainte auprès de la Division spéciale de la Cyber-sécurité. Dans ce document minutieusement rédigé, le conseil de Bouba Ndour expose les faits, cite les textes de loi. Diffamation (Article 258), injures publiques, diffusion de fausses nouvelles (Article 255), menaces de mort (Articles 290 et 291). «Il ne s’agit plus de défendre mon honneur personnel. C’est une question de dignité professionnelle et, surtout, de sécurité», insiste-t-il.