Affaire Awa Baba Thiam : sa femme de ménage témoigne contre elle

L'histoire des audios fuités de Sala Sow contre son amie Awa Baba Thiam a pris une nouvelle tournure. Ce n'est pas Awa Baba Thiam qui a été convoquée mais sa femme de ménage qui a témoigné contre elle.

Awa Baba Thiam

Convoquée à la Sûreté urbaine, Awa Baba Thiam a été déférée au parquet. Elle a été finalement été libérée avant d'être (re)convoquée, jeudi, à 16 heures pour être fixée sur son sort.

En effet, une proche de l’assistante du directeur général de la CNART Assurances dément et donne sa version des faits. Joint par Seneweb, elle rapporte que c’est la femme de ménage d’Awa Baba Thiam qui avait été arrêtée. 24 heures après sa disparition, la jeune femme revient avoir sa patronne et lui révèle qu’elle était entre les mains de la police pour avoir insulté Salla Sow par téléphone.

Choquée par cette maladresse, Awa Baba Thiam hausse le ton et rappelle à l’ordre la ménagère adolescente. Face à cette réaction inattendue de la part de sa patronne, l’adolescente brise des verres et tente de se suicider de peur d’être renvoyée.

C’est ainsi, explique-t-elle, « qu’Awa Baba a conduit la jeune femme à la gendarmerie. Cependant, rattrapée par la culpabilité, elle retourne à la gendarmerie le lendemain pour chercher sa petite protégée. Sur les lieux, on lui fait savoir que le procureur aimerait la rencontrer. C’est ce qui justifie la présence d’Awa Baba Thiam au palais de Justice », renseigne une source proche de la concernée. Si on en croit à cette dernière, Awa Baba Thiam n'a jamais été présentée au procureur et elle ne serait en rien liée aux messages virulents envoyées à Sala Sow.

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Mais selon Libération, Awa Baba Thiam a été bel et bien conduite devant le procureur suivant notification sur PV le 20 septembre à 14 heures 50 mn. "Je suis disposée à me soumettre à vos instructions, Par ailleurs, j'ai pris acte de la notification de mes droits d'être assisté par un avocat de mon choix. A cet effet, je m'attache les services de Me Mamadou Guèye Mbow...", a-t-elle signé par écrit aux policiers à 15h 02 mn.

Dans le fond, sa version est justement taillée en pièces par sa femme de ménage à savoir Saly Kama, né le 12 décembre 2007 à Nguessin. Face aux enquêteurs, la femme de ménage a confirmé être détentrice du numéro 76 822.... à partir duquel les messages en cause ont été envoyés à Salla Sow. "C'est en venant à Dakar, il y a deux mois, que j'ai acquis ce numéro", a-t-elle affirmé, précisant qu'elle n'a jamais vu Sala Sow et qu'elle ne la connaissait pas.

Quand elle a été interpellé sur les messages envoyés depuis son téléphone, elle relève sur PV : "(...) Quand la querelle l'opposant à Salla Sow a éclaté, elle m'a emprunté mon téléphone pour, disait-elle, appeler un livreur. En réponse, je lui ai déclaré que mon téléphone n'avait pas de crédit. C'est ainsi qu'elle m'a remis un billet de 2000 FCFA pour recharger du crédit.. Ensuite, je suis partie à la boutique, j'ai chargé 1000 FCFA de crédit."

Elle poursuit : "A mon retour, je lui ai remis la monnaie puis elle m'a demandé de lui prêter mon téléphone et de laisser seule. Au bout de cinq minutes, elle me l'a restitué. De mon côté, je me suis permise, par curiosité, de vérifier le numéro appelé par elle mais je n'avais pas trouvé de trace de numéro. Peut-être qu'elle l'avait supprimé."

Elle ajoute que Awa Baba Thiam est revenue pour l'emprunter encore son téléphone. Elle a confirmé que c'est sa patronne qui est l'auteure des messages insultants contre Sala Sow.

En clair, la femme de ménage a indiqué aux enquêteurs que c’est sa patronne, Awa Baba Thiam qui envoyait des messages anonymes via son numéro de téléphone qu’elle supprimait immédiatement après forfait.

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