Après Trump, Biden complice du bourreau de la Palestine [Opinion du Contributeur]

2023 est déjà éprouvante. 32 Palestiniens tués lors d'opérations de l'armée israélienne depuis le début de l’année. Même si l'Etat hébreu a, lui aussi été endeuillé, vendredi 27 janvier, lors d'un attentat qui a coûté la vie à sept personnes, il n'en demeure pas moins que c'est lui le bourreau.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden. BRENDAN SMIALOWSKI/AFP via Getty Images

Le retour du chef du parti de droite Likoud, Benyamin Nétanyahou, -qui redevient Premier ministre d'Israël à la tête d'une coalition avec deux formations ultra-orthodoxes et trois mouvements d'extrême droite-, n’est sans nul doute pas étranger à ce regain de tension. Le nouveau Pm avait annoncé les couleurs. L’une de ses quatre "missions principales", est cette volonté de "ramener la sécurité et la souveraineté à l'intérieur d'Israël".

Le chef du gouvernement palestinien, Mohammed Shtayyeh, avait répliqué : "ce nouveau gouvernement d'extrême droite ne nous effraie pas. Nous allons rester debout jusqu'à la victoire et l'établissement d'un Etat palestinien." Ce qui devait arriver, arriva. Le conflit explose. Les craintes ne se sont pas envolées, un mois après ces joutes verbales. La situation se dégrade. Le peuple palestinien paie des pots qu’il n’a pas cassés.

À y regarder de près, ce scénario mortel était attendu après la terrible histoire qu’a connue cette partie du monde. L’ex-président américain Donald Trump a mis le feu aux poudres. Sandrine Mansour dans son livre , “La question palestinienne marginalisée”, explique que la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine en 2018, marque un tournant dans la politique américaine, qui rompt avec des décennies de négociations et de précautions. “Israël peut poursuivre sa politique de colonisation de peuplement, grâce à l’appui américain et au silence international, pour progressivement et définitivement faire disparaître la question de Palestine, tant au point de vue politique que diplomatique et géographique”, poursuit cette chercheuse associée au centre de recherche internationale et Atlantique, (Crhia) de l’université de Nantes.

Selon elle, le plan de “paix” appelé “deal du siècle “, présenté début 2020 par Donald Trump et Benjamin Netanyahu, “parachève cette politique avec la reconnaissance des annexions israéliennes, passées et à venir.” Dès lors, il est évident donc comme le souligne la chercheuse, rien n’a été fait pour résoudre la question palestinienne, bien au contraire. “L’objectif des différents gouvernements israéliens soutenus par les États-Unis a été de dissoudre cette question, de la réduire à un épiphénomène. Dès lors qu’il n’y aura plus de question palestinienne, la domination israélienne sur l’ensemble du territoire de la Palestine se poursuivra. Dans cette perspective, et comme il n’est plus possible pour Israël d’expulser les Palestiniens comme en 1948 et 1967, ils seront condamnés à être soumis au diktat israélien, ou à partir ailleurs, comme le mouvement sioniste l’avait souhaité.”

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Leçons d’histoire. La Nakba ou la catastrophe du 14 mai 1948, a été le début de la tragédie nationale avec 750 000 Palestiniens qui fuient vers les pays voisins ou sont expulsés par les troupes juives. En 1967, la guerre des Six Jours entre le 5 et le 10 juin de cette année-là a eu des conséquences profondes. Une victoire écrasante pour Israël contre une coalition arabe. Israël prit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï à l’Égypte, la Cisjordanie à la Jordanie et le plateau du Golan à la Syrie. Un demi-million de Palestiniens fuit. Le dernier conflit israélo-arabe sera la guerre du Kippour en 1973, qui oppose l’Égypte et la Syrie à Israël et permet au Caire de récupérer le Sinaï (complètement cédé par Israël en 1982), mais pas Gaza.

Six ans plus tard, l’Égypte devient le premier pays arabe à faire la paix avec Israël, un exemple qui ne sera suivi que par la Jordanie. Avec Joe Biden président démocrate américain, rien n’a changé. Il suit les traces du Républicain Donald Trump et de tous les autres. L’Amérique est du côté d’Israël.

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