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Les coulisses de l'audience entre Diomaye et les transporteurs

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D’importants points d’accord ont été trouvés sur la dizaine de revendications des transporteurs. Ce, suite à la rencontre avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
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Après une dizaine de jours de grève, les transporteurs ont enfin décidé de surseoir à leur mouvement. Il aura fallu une intervention du président de la République pour décanter la situation, après des rencontres infructueuses avec le ministre des Transports terrestres et aériens Yankhoba Diémé. Reçue dans la soirée de jeudi par le chef de l’Etat, la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS), qui regroupe les 14 syndicats qui étaient en grève, a annoncé hier matin la levée du mot d’ordre.

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Alassane Ndoye, son président, a expliqué, au sortir de l’audience, que le Président Bassirou Diomaye Faye a pris des engagements qui les ont rassurés quant à la satisfaction de leurs griefs. «Il nous a expliqué ce qui pouvait être fait dans l’immédiat par rapport à nos revendications, et promis que les discussions vont se poursuivre pour les autres points. Le président a instruit les ministres concernés de lever l’interdiction de circulation durant la nuit pour le transport interurbain. S’agissant des tracasseries routières, désormais il n’y aura plus que trois postes de contrôle sur les différents corridors. Et pour les chauffeurs d’Aftu engagés dans la grève, et pour tous les chauffeurs de manière générale, le Code va être revu. »

Le ministère de l’Intérieur s’est engagé à adresser une note aux commissaires pour encadrer ces pratiques.Pour rappel, les revendications des transporteurs tournaient autour d’une dizaine de points, à savoir les tracasseries routières, l’interdiction de la circulation des véhicules de 00h à 05h du matin, la concurrence déloyale, à Dakar notamment, à travers certaines plateformes, la sécurité sociale des travailleurs… « Nous avons fait le tour des 10 points de revendications. Le point de blocage était le refus d’acquis immédiats par le gouvernement, qui n’était d’accord que sur la mise en place d’une commission ad hoc. Mais sur instruction du président de la République, le ministre de l’Intérieur s’est engagé de faire lever l’interdiction de circuler la nuit», a expliqué Fallou Samb, Secrétaire administratif de la Fédération.

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Après l’audience avec le chef de l’Etat, suivie d’une rencontre avec les ministres des Transports et de l’Intérieur, des points d’accord ont été trouvés, justifiant la levée du mot d’ordre de grève. Il s’agit de la réduction des contrôles sur les différents corridors, la mise en place d’un régime social pour les acteurs du secteur des transports, et la levée de l’interdiction de circulation nocturne qui, selon les transporteurs, impactait fortement leurs revenus. De plus, selon eux, cette mesure n’a pas répondu à son objectif qui était de réduire le nombre d’accidents de la circulation. « Cette mesure devait faire l'objet d'une évaluation, ce qui n'est pas le cas, il y a eu plus d’accidents en 2025 qu’en 2024 », à en croire Fallou Samb.

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