Bébé enlevé à la pouponnière Keur Yeurmandé : Rebondissement!

Le vigile de Ndella Madior Diouf, Jean Noël Ndour et Aminata Woury Dia désignés comme les responsables de l’enlèvement d’un bébé à la pouponnière « Keur Yeurmandé » risquent deux ans de prison dont six mois ferme si le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar suit le réquisitoire du parquet.

Ndella Madior

L’enlèvement d’enfant dans la pouponnière de Ndella Madior Diouf a été évoquée devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Jean Noël Ndour, un employé de la structure et la dame Aminata Woury Dia ont été jugés devant cette juridiction pénale après plusieurs jours de détention préventive.

A l’origine de cette affaire qui a eu beaucoup de répercussions notamment le démantèlement des activités douteuses de cette pouponnière, une plainte de la propriétaire Ndella Madior Diouf pour enlèvement d’enfant. A l’issue de l’enquête Jean Noël Ndour, qui effectuait des travaux dans les locaux de la pouponnière a été arrêté. Celui-ci après avoir passé aux aveux, dénonce sa complice, la dame Aminata Woury Dia.

Mariée, cette dernière qui dit avoir fait une fausse couche, a eu la malencontreuse idée de ne rien dire à son époux. Se retrouvant dans un engrenage de mensonges, elle ourdi son plan d’adopter un enfant. Pour se faire, elle parvient à obtenir le numéro de Ndella Madior Diouf. Ayant réussi à la joindre, elle lui fait part de son souhait d’adopter un enfant.

Celle-ci lui réclame selon elle la somme de 4 millions de francs CFA. Montant qu’elle ne détenait pas. Ne sachant plus quoi faire pour se tirer d’affaire, Ndeye Woury Dia qui risque de ruiner son ménage, ne cessait de rôder autour de la pouponnière, désemparée. C’est sur ces entrefaites qu’elle a été apostrophée par Jean Noël Ndour. Après lui avoir raconté sa situation, elle lui fait part de son désir d’adopter un bébé pour préserver son ménage. C’est ainsi, qu’ils ont conclu un accord et l’enfant a été volé.

Face aux juges, Jean Noël Ndour conteste les faits. Ce carreleur et peintre qui est âgé de 33 ans dit avoir profité de la dame pour sauver le nourrisson. A l’en croire, il a agi de la sorte parce que les bébés étaient dans de mauvaises conditions.

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« J'étais chargé de peindre les locaux de la pouponnière. Durant tout ce temps-là, je la trouvais à chaque fois isolée. Ce, pendant 2 semaines. Au moment où je l'ai interpellé, elle était en pleurs. C'est là qu'elle m'a confié avoir dit à son mari qu'elle était enceinte. Ce qui n'était pas vrai. Elle m'avait dit qu'elle avait besoin d'un enfant. Je lui ai demandé d'attendre pour que je parle à la patronne. Cette dernière après lui avoir parlé m'a confié qu'elle ne pouvait pas lui remettre un bébé. Je suis allé récupéré cet enfant dans la pouponnière pour le sauver puisque les conditions dans lesquelles il était n'était pas bonnes ».

Sur la collecte illicite de données à caractère personnel, le prévenu conteste également. Ce même s’il ressort de la procédure qu’il a pris en photo une dame qui avait loué le services de la pouponnière. En effet, celle-ci qui était sur le point d’accoucher avait décider de laisser son bébé là bas. Jean Noël qui le conduisait à l’hôpital l’aurait pris en photo avant de l’envoyer à la dame Ndeye Woury Dia.

Mais il nie dans un premier ce fait et déclare : « Je ne lui ai jamais envoyé de photos ni lui avoir donné une dame au téléphone et qui serait la mère de ce bébé. Je ne lui ai pas non plus dit que l'enfant allait être remis à la pouponnière de Ndella Madior Diouf ». Finalement il revient sur ses déclarations et renseigne que la photo a été prise avec l’aide d’une dame qui travaille dans la pouponnière.

Pour sa part, Ndeye Woury Dia, 30 ans mariée et mère de 3 enfants plaidé non coupable. Poursuivie pour le fait de recel d’enfant et celui d’avoir donné des instructions pour l’enlèvement de ce nourrisson, elle déclare qu’elle ignorait que l’enfant était volé. Elle accable son co-prevenu en révélant : « Il m'a appelé au téléphone. C'est là qu'il m'a confié que l'un de ses amies en l'occurrence une gambienne était avec lui et était sur le point d'accoucher. Mais qu'elle allait jeter son enfant ou l'envoyer à la pouponnière de Ndella. C'est là que la mère du bébé m'a proposé au téléphone de lui remettre une somme d'argent pour ses ordonnances et pour son transport pour retourner en Gambie. Mon co-prévenu m'avait envoyé des photos du bébé et de sa mère. J'ignorais qu'il avait volé le nourrisson ».

Elle révèle à la barre s’être rendue à cinq reprises à la pouponnière dans l’espoir de pouvoir adopter un bébé. « Si tu avais révélé la vérité à ton époux tout ceci n'allait pas arriver. Maintenant ton mari connaît la vérité. Tout le Sénégal est au courant. Tu es en prison et ton ménage va sûrement en prendre un coup. Est-ce-que ça en valait la peine », lui a demandé la représentante du ministère public.

Ndella Madior Diouf qui est actuellement en prison n’a pas été représentée à l’audience. Prenant la parole pour ses réquisitions, la représentante du ministère public pour qui les sont suffisamment établis, a requis 2 ans dont 6 mois ferme contre les prévenus. Elle a requis également qu’ils paient chacun, une amende de 200 mille francs CFA.

A la suite de l’avocat de Jean Noël Ndour qui a sollicité la clémence pour son client, celui de Ndeye Woury Dia estime lui que la constitution de partie civile de Ndella Madior Diouf est irrecevable. Il a ainsi demandé la relaxe de sa cliente.

L’affaire mise en délibéré, la décision sera rendue le 9 janvier prochain.

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