Extradition : la Cour d’appel de Versailles autorise partiellement la remise de Madiambal Diagne au Sénégal
Un nouveau tournant judiciaire est intervenu dans le dossier d’extradition concernant Madiambal Diagne. Par une décision rendue le 3 mars 2026, la Cour d’appel de Versailles a statué en faveur d’une remise partielle du journaliste aux autorités sénégalaises. Selon les éléments communiqués, la juridiction française a examiné les faits visés par la demande d’extradition introduite par l’État du Sénégal.
Elle a estimé que certains d’entre eux répondaient aux conditions légales exigées en matière d’extradition, notamment le principe de la double incrimination, qui impose que les faits reprochés soient également punissables dans l’État requis. En revanche, la cour a écarté d’autres chefs, considérant qu’ils ne satisfaisaient pas aux critères juridiques applicables ou qu’ils relevaient du principe de spécialité, lequel encadre strictement les poursuites pouvant être engagées après une extradition. Cette décision marque une étape importante dans une affaire suivie de près tant au Sénégal qu’en France. Toutefois, elle ne met pas un terme définitif à la procédure.
Les avocats de Madiambal Diagne, Me Ousmane Thiam et Me Philippine Vaganay du cabinet Bourdon, ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation. Le pourvoi en cassation vise à contester la régularité juridique de l’arrêt rendu par la Cour d’appel, notamment sur l’interprétation des textes et le respect des garanties procédurales. Bien que ce recours ne suspende pas automatiquement l’exécution de la décision, il ouvre la voie à un nouvel examen par la juridiction suprême de l’ordre judiciaire français. La suite de la procédure sera déterminante pour l’avenir judiciaire du journaliste.